Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 18:12

 

La « voie de l’enfance spirituelle » culmine dans l’holocauste ou l’entière consumation dans l’Amour divin. Elle est une voie d’abandon qui mène au néant de soi et à la plénitude divine. A ce titre, elle est une imitation très exacte de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans sa douloureuse Passion, c’est-à-dire une pratique du renoncement absolu à toute volonté propre, à tout désir propre, et surtout à toute prétention d’être un tant soit peu soi-même indépendamment de Dieu – de Dieu seul.

 

Parce qu’elle se consacre au feu dévorant de la Charité surnaturelle, la « victime d’holocauste à l’Amour divin » ne connaît plus rien d’ici-bas, pour être plongée dans l’expérience parfaite de Dieu, qui détruit la nature pour l’assomptionner en la Fournaise ardente du Cœur de Dieu, comme l’atteste l’exemple de la vie de sainte Thérèse elle-même. A ce titre, cette doctrine spirituelle, réputée « voie certaine de salut » (Pie XI), s’avère être l’une des plus difficiles à pratiquer, étant donné l’attachement foncier à soi-même qui caractérise la créature humaine.

 

En réalité, rien n’est plus simple que de mourir d’amour en Dieu, mais rien n’est plus difficile à vouloir, c’est-à-dire à réaliser. L’état d’enfance spirituelle ne peut se singer : s’il n’est pas une illusion, alors il ne laisse à celui qui l’a réalisé aucune possibilité de retour sur soi. L’enfance spirituelle, c’est la mort du moi, de son orgueil, de sa volonté, de ses désirs, de ses curiosités, etc., et c’est la vie du Christ en l’âme et par l’âme – du Christ seul !

 

En résumé, la doctrine de sainte Thérèse de l’enfant-Jésus résume la définition de la vie chrétienne authentique : « la voie de l’humilité et de la simplicité de cœur » – dont l’orgueil de la vie est l’exact contraire.

 

Abbé Simon S.

 

Paru aux Editions Sainte-Agnès :

L’esprit de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Pour voir ou commander, cliquez ici.

 

 
Par M. l'Abbé - Communauté : Sédévacantiste
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Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 22:32

Fête de Notre Père

saint Augustin

au Prieuré

Notre-Dame de Walsingham

à Ashford,

le dimanche 28 août 2011

 

 

Bénédiction finale de la messe

 

 

Avec quelques fidèles de la Communauté…

 

 

Le Clergé autour de S. E. Monseigneur French

 

 

Relique de saint Augustin vénérée à Ashford

 

Par M. l'Abbé
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Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 10:09

La position « sédévacantiste », ou la fidélité à la Tradition

 

Schéma récapitulatif TAS

 

 

La Synthèse est le pire de tous les moments de la Modernité, parce qu’elle offre à ceux qui s’étaient viscéralement identifiés avec l’opposition à l’antithèse la réalisation de leurs « revendications ». Désormais, les partisans de la thèse, qui avaient fait figure de dissidents voire de martyrs semblent triompher. Nous disons semblent, car en réalité ils sont trompés aussi bien que les partisans de l’antithèse ; en effet, le propre de la Synthèse étant de ne pas « retomber dans les vieilles erreurs » de la thèse que sont l’exclusivisme et le mépris, afin de réconcilier thèse et antithèse, la Synthèse amène les deux à une entente commune au nom d’un objectif supposé les transcender[1], dont le mot d’ordre est « l’unité dans la diversité », expression chère à l’actuel chef de l’église conciliaire.

Tout ceci apparaît très clairement dans le texte qui aura marqué le début de ce siècle – que l’on pressent atroce –, le « motu proprio Summorum pontificum » du 7 juillet 2007. Alors que les partisans de la thèse croient naïvement à un « retour de la tradition » et extrapolent en y voyant l’interdiction d’« abus liturgiques » qui n’en sont pas, la réalité de la Synthèse leur fait parcourir un  cheminement pédagogique fort apte, non pas à les faire entrer en Modernité (car ils sont déjà intrinsèquement modernes, ne serait-ce que par leur identification illusoire de la thèse avec la Tradition), mais à leur faire comprendre que ce qu’ils avaient pris pour une aberration n’est autre – et il est capital de considérer cela très sérieusement – que la volonté du Christ qui ne laissera pas les portes de l’Enfer prévaloir contre son Eglise. La conclusion qui s’impose à l’esprit du traditionaliste conséquent est que l’apostasie ne consiste pas à adhérer à une église qui a rompu avec la Tradition pour s’ouvrir à la Modernité, mais à refuser cette même Modernité au nom de la Tradition[2]. Il comprend alors qu’il ne faut pas croire que l’Eglise ne dit que la vérité, mais que tout ce que l’Eglise dit est la vérité – nuance fondamentale, qui, une fois assimilée, lui permet de résoudre les antagonismes irréductibles qu’implique le principe traditionnel de non-contradiction.

 

Ainsi, il est à même « d’interpréter le concile à la lumière de la tradition », expression désormais consacrée, qui permet de résumer l’effort (apparent) de la Synthèse. Là encore nous disons apparent, car la Synthèse est une nécessité, sa possibilité tenant au principe selon lequel la cause finale est contenue dans la cause première ; la Synthèse, souvenons-nous-en, n’est que l’aboutissement de la finalité en vue de laquelle la Modernité a été amorcée – donc elle est contenue en germe dans la thèse[3]. D’où son apparente – et « préoccupante », pour l’antithèse – affinité avec elle. D’ailleurs la logique de cette conclusion est renforcée, par le fait que, la Tradition étant la vie de l’Eglise, d’une part, il est aussi impie qu’absurde de vouloir préserver la Tradition contre l’Eglise, et de l’autre, vouloir « interpréter le concile à la lumière de la tradition » est… un truisme, puisqu’il est le produit même de la Tradition ! Les traditionalistes sont donc, en réalité, de bien pauvres gens à l’esprit très étroit, qui s’affranchissent péniblement des œillères de leur orgueil, pour parvenir laborieusement à des évidences… communément et spontanément admises par tout un chacun. Néanmoins, ils sont psychologiquement très utiles, parce qu’ils servent à donner de la stabilité aux néo-modernistes, toujours enclins à « vendre la mèche »[4]. On a toujours besoin de « gens sérieux » pour faire bon effet. N’est-ce pas le rôle des « idiots utiles » déjà évoqués ?

 

En effet, s’ils comprenaient que « la lettre tue mais l’esprit vivifie », ils cesseraient de prendre pour des abus la mise en œuvre de l’esprit de la nouvelle liturgie ; ils ne comprennent pas qu’il n’est d’abus que lorsqu’il y a règle intangible (comme dans la Messe de saint Pie V) ; or, comme le « concile » fut, d’une part « pastoral », c’est-à-dire qu’il visait « le vécu concret » des hommes, et de l’autre, une ouverture au monde – et donc l’instauration d’une perméabilité à l’esprit du monde, il va de soi que la nouvelle liturgie n’est plus astreinte aux règles intangibles et extrêmement contraignantes de l’ancienne. On n’interprète pas un concile « pastoral » avec les catégories d’un concile normal[5].

 

Il apparaît donc que les traditionalistes, non seulement se trompent et méconnaissent l’œuvre du Saint-Esprit, lorsqu’ils transposent après « Vatican II » les règles et la forma mentis en vigueur avant lui, mais encore – et partant – font preuve d’un manque total de charité envers leurs frères en humanité, ainsi que d’une peu édifiante dureté de cœur, qui donne libre cours à la critique des partisans de l’antithèse, qui voient souvent fort justement les faits, puisque, eux au moins, sont perméables au monde et indulgents envers ses misères, étant en cela – et quels que puissent être leurs « excès » par ailleurs – pénétrés de l’esprit du concile « Vatican II ». Ce n’est que dans cette perspective que, par exemple, le discours des « évêques » de France et leur mise en garde contre l’esprit de schisme sous-jacent chez de nombreux partisans de la « forme extraordinaire », cessera de résonner aux oreilles de ceux-ci comme une impertinence (!) et une moquerie cynique. Loin d’être une rébellion, c’est en réalité le discours de leur église, qui fait écho à l’intention de leur pape, qui veut moins « rétablir » la Tradition qu’intégrer ses partisans dans le pluralisme rituel d’une église unifiée[6]. Nous en donnons pour preuve que les évêques sont, eux aussi quoique d’une façon moins spéciale, assistés habituellement par le Saint-Esprit. Pourquoi les clercs et laïcs qui les reconnaissent comme valides et légitimes, et qui, de ce fait, leur sont hiérarchiquement inférieurs, seraient-ils plus « éclairés » qu’eux ?

 

*

*    *

 

Le lecteur aura compris que nous nous sommes placés, afin de la comprendre de l’intérieur, du point de vue interne de l’église conciliaire. Evidemment, tel que nous l’avons exposé, il repose tout entier sur la double erreur que tout ce que dit l’Eglise devient la vérité, et que la tradition est de facto la vie de l’Eglise. En effet, l’Eglise est l’organe de la Vérité, qui est Jésus-Christ, dont elle est l’Epouse immaculée et le Corps mystique ; la Vérité lui est antécédente (sinon antérieure), et c’est une absurdité que de penser que la Vérité n’est pas immuable. D’autre part, la Tradition n’est pas la vie de ce que l’on voit être de facto l’Eglise militante (qui n’est qu’une portion du Tout infrangible qu’est l’Eglise totale), mais la réception ininterrompue du dépôt confié par le Christ à ses Apôtres, à savoir, en un mot, Lui-même. La Tradition est le contenu de la Foi : or, « ce que l’on croit vient de ce que l’on entend », non pas n’importe quelle parole proférée par les autorités de l’Eglise (qui cessent de l’être si elles deviennent hérétiques), mais « ce que l’on entend venant de la Parole de Dieu », c’est-à-dire de Jésus-Christ, par la bouche de son Vicaire, qu’il utilise comme sa propre bouche, et qui donc ne peut ni mentir, ni errer ni tromper les fidèles.

 

Aussi convient-il de répéter que la Tradition est la vie de l’Eglise, et non qu’elle est la vie même de l’Eglise, ce qui ne possède absolument pas le même sens. Dans la première affirmation, on dit que la vie dont vit l’Eglise est toute surnaturelle – d’où l’on déduit le caractère divin de la Tradition ; tandis que dans la seconde, on dit que la vie que vit l’Eglise (entendue alors comme la vie naturelle d’une créature) est de facto la Tradition – réduisant cette dernière aux fluctuations naturelles (même si leur caractère providentiel est admis) du corps particulier qu’est l’Eglise au sein de la création. Or, l’Eglise étant très exactement le Corps mystique de Jésus-Christ, elle est précisément, nous l’avons dit, l’organe inaliénable et inaltérable de la Vérité[7]. Si donc elle semble se contredire, c’est qu’elle n’est plus elle-même, mais, se trouvant réduite aux hommes qui la gouvernaient – désormais détachés d’elle par l’hérésie – ce qui subsiste n’est plus qu’une organisation toute naturelle, et même infra-naturelle, donc diabolique à l’instar des « églises » protestantes.

L’église conciliaire est ainsi la face religieuse de ce monde-ci, avec lequel « Dieu ne veut avoir aucune part ». A ce titre, elle est la cheville ouvrière de la Synthèse qui doit mener à l’avènement de l’Antéchrist.

 

*

*    *

 

Si cette église-là était la très pure, très sainte et immaculée Epouse de Dieu, son propre Corps, nous aurions assisté au suicide de l’Immortel. Les « fumées de Satan » ne peuvent entrer que dans un corps qui n’est plus divin – comme en témoigne le protestantisme, qui est aussi une religion aux rites invalides. En fin de compte, ce n’est pas la noirceur de l’antithèse qui est la plus effrayante, mais la luminosité factice de la Synthèse. Aussi convient-il de se souvenir des paroles de l’Ecriture sainte : « Si nous-mêmes ou un ange du ciel, dit S. Paul, vous évangélisait autrement que nous vous avons évangélisés, qu’il soit anathème », Si licet nos, aut Angelus de cælo evangelizet vobis præterquam evangelizavimus vobis, anathema sit [8]. Le « nous-mêmes » qui a prêché la vérité, c’est l’apôtre, c’est l’Eglise de Jésus-Christ, vivant de la vie surnaturelle de l’Ame de son âme, de son Vrai Moi ; c’est l’organe, humain certes, mais divinisé, jouissant de l’infaillibilité par son union et identification au Fils éternel de Dieu ; en revanche, le « nous-mêmes » qui prêche un autre Evangile, c’est l’apôtre sans Dieu, devenu moins homme que démon, ce sont les princes de l’Eglises déchus de leur charge et de leur statut même de princes et de chrétiens : en un mot, c’est Satan, « qui se transforme » volontiers « en ange de lumière », ipse enim Satanas transfigurat se in angelum lucis [9]. Celui-là est anathème [10].

 

Evidemment, on nous objectera que notre propos se fonde sur la constatation du caractère hérétique des documents fondateurs de la nouvelle église. Or, aucune hérésie formelle n’a jamais été constatée, objecte-t-on en guise d’ultime argument…

Outre le fait que des hérésies formelles ont bien été enseignées, ajoutons qu’il est inouï qu’on n’ait jamais justifié l’Eglise aux yeux de ses propres enfants en s’escrimant à démontrer qu’elle n’était pas hérétique. La méthode a toujours consisté à montrer aux opposants qu’ils étaient eux-mêmes hérétiques. C’est d’ailleurs Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même qui nous donne le moyen de reconnaître un faux docteur, impliquant par là que son hérésie n’apparaît pas toujours aussi clairement que l’intelligence le voudrait. « Vous les connaîtrez à leurs fruits… car c’est par le fruit qu’on connaît l’arbre », A fructibus eorum cognoscetis eos… siquidem ex fructu arbor agnoscitur [11]. Le traditionalisme, parce qu’il s’est fait le partisan de la thèse, n’est qu’un des fruits pourris de l’église conciliaire, et plus généralement, de la Modernité.

 

Sur la base de ce que Mgr Gaume nous a expliqué du mystère de la manducation, nous pouvons conclure que tout ce qui peut être intégré dans l’église conciliaire montre qu’il en était déjà un aspect, nonobstant son schisme[12].[13] Le schisme ne saurait empêcher les traditionalistes d’être inscrits dans la dialectique moderne, car la Modernité elle-même est en état de schisme total vis-à-vis de la Tradition.

 

*

*    *

 

Extrait du commentaire du Traité de la concupiscence de Bossuet.

 



[1] Evidemment, cette dernière notion est parodique, car seul le spirituel est transcendant. Par ailleurs, le nouvel objectif, le nouveau front commun peut revêtir plusieurs aspects, comme la perspective d’un « conflit civilisationnel », une « confrontation des religions », les « défis du monde moderne », telle ou telle misère, etc. ; tout cela relève de l’inusable slogan « vers un monde meilleur », et constitue autant de couvertures qui masquent l’avènement du règne de l’Antéchrist.

[2] Il n’est pas anodin que la décision « pontificale » dont nous parlons ait été promulguée le 7.7.7 : bien plus que de la poudre aux yeux, puisqu’il est impossible – si l’on est attentif, contrairement à la majorité des traditionalistes – de voir dans ce « motu proprio »une abrogation (même lointaine ; au mieux, la préparation d’un affinement ou d’une mutation) de la nouvelle messe de Paul VI (identifiable alors, si c’était le cas, au 666 de la Bête, Apocalypse 13.18), deux interprétations restent possibles : ou bien l’instauration d’une dualité de rites (ordinaire et extraordinaire) a pour but de contrer l’avènement de ce que la Modernité a de pire (mais de quoi s’agit-il ?) – ce qui n’est qu’une légitimation tout illusoire de la Synthèse, car c’est, justement, là, comme nous l’avons dit, le moment le plus terrible de la Modernité ; ou bien c’est la Tradition, en tant que distincte de la thèse, qui est d’essence satanique – et cela va dans le sens de notre explication. Dans le premier cas, « 777 » est une naïveté (?) capable de séduire et d’enthousiasmer les naïfs partisans de la thèse ; dans le second, c’est une manifestation à peine voilée du caractère proprement satanique des faux papes néo-modernistes, et spécialement du présent, qui passe d’autant plus inaperçu qu’il est un « conservateur ». 

[3] L’antithèse s’avère donc être le nécessaire – même si paradoxal – agent actualisateur. Il n’est alors pas étonnant que les partisans de l’antithèse aiment à se dire proches du Saint-Esprit, le véritable Agent actualisateur de la volonté divine, dont ils sont la parodie. Il est très commun de parler de la Révolution dans l’Eglise en termes de « souffle prophétique ».

[4] Ainsi ce prélat néo-moderniste qui lança l’expression d’ « église conciliaire ». Une remarque que l’on applique avec succès aux protestants vaut tout aussi bien pour les conciliaires : les « excès » que l’on constate chez eux ne sont pas des déviances dues à des opinions privées individuelles qui rompraient avec la doctrine officiellement professée, mais bien les développements maximaux les plus conséquents de l’esprit, ou de la logique de cette même doctrine. Le socinien qui ne croit pas à la Trinité parce que le mot ne se trouve pas dans la Bible ne fait qu’appliquer en toute rigueur le sola scriptura réformé ; le cardinal qui, au lendemain de « Vatican II », se félicitait que ce dernier ait été « 1789 dans l’Eglise », n’affichait pas un modernisme parasitaire étranger aux travaux des pères conciliaires, mais révélait avec une rigoureuse acuité l’esprit même de l’ouverture au monde voulue par « Jean XXIII ».

[5] Si tant est que la notion de « concile pastorale » signifie quoi que ce soit.

[6] C’est ce qu’il a clairement laissé entendre dans sa fameuse réponse donnée dans l’avion qui le conduisait à Lourdes, en automne 2008. Le motu proprio « Summorum pontificum » veut ménager une place à ceux dont la sensibilité leur fait préférer l’ancien rite. Le propos est exactement le même que celui de Paul VI, le reproche en moins : l’attachement à la Tradition (?) est une question de goût ; de « bon goût » peut-être, mais de simple goût quand même !

[7] L’acte de foi ne nous fait-il pas dire que nous croyons tout ce que Dieu a révélé et qu’il nous enseigne par son Eglise, car il ne peut ni se tromper ni nous tromper. Nous croyons parce que Dieu est infaillible ; or, nous ne croyons que par l’enseignement de l’Eglise : si celle-ci est infaillible, elle tient cette infaillibilité de Dieu même, dont elle est le Corps ; donc, tout ce qui est susceptible d’errer n’est pas l’Eglise. Dès l’origine de leur schisme, les hérétiques protestants ne se sont ainsi jamais faits prier pour proclamer hautement que leur église n’est en aucun cas infaillible. Se rendent-ils compte que, en vertu de leur propre principe de faillibilité, ils affirment qu’ils doivent exciter la défiance et être toujours présumés menteurs ? Ils veulent à tout prix être anticatholiques ; c’est pourquoi ils sont moins humains que sataniques, leur père étant celui qui est menteur dès l’origine.

[8] Galates 1.8.

[9] 2 Corinthiens 11.14.

[10] Contrairement au vrais conciles de l’Eglise, « Vatican II » a rejeté l’emploi de la formule canonique Si quis… anathema sit ; peut-être la Providence a-t-elle empêché l’impudence par trop criante d’un anathème anathémisant. Mais il est aussi possible de comprendre que, du moment que l’on s’ouvre à « l’ange de lumière », on s’identifie si bien à l’anathème, que la notion même en perd son odieux. Dans un sens, être moderne, c’est être anathème ; nous ne disons pas « volontairement moderne », car si tout homme naît avec le péché originel, pourquoi l’homme naissant en Modernité ne serait-il pas nativement anathème ? – De toutes façons, le baptême le purge de cette malédiction. Mais alors, la situation du baptisé volontairement moderne est « pire que la première »...

[11] Matthieu 7.16 ; 12.33.

[12] Depuis leur excommunication, ces gens – ou du moins bon nombre d’entre eux, qui ne furent jamais désavoués par leurs autorités – ne s’étaient-ils pas fait un point d’honneur de démontrer qu’ils n’étaient « ni schismatiques ni excommuniés », affirmant par là même qu’ils assumaient consciemment leur rôle de partisans de la thèse, au sein du ternaire satanique ?

[13] C’est pourquoi on n’a jamais vu de « ralliés » contraints de renoncer à la « messe traditionnelle » ; bien au contraire, tous ont toujours joui de très grands privilèges, d’une totale impunité pour leurs propos passés, voir présents, ainsi que des encouragements relatifs de la hiérarchie, sinon diocésaine (largement partisane de l’antithèse), du moins « vaticane ». La seule et unique condition d’un si luxueux accueil est l’adhésion, ne serait-ce que passive, à l’apostasie de « Vatican II ». Hæc omnia tibi dabo, si cadens adoraveris me ! (Matthieu 4.9)

Par M. l'Abbé - Publié dans : Bossuet (Traité de la c.) - Communauté : Sédévacantiste
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Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 16:58

Autel Sainte Agnes

 

 

« La bienheureuse Agnès, en foulant aux pieds les avantages d'une illustre naissance, a mérité les splendeurs du ciel ; en méprisant ce qui fait l’objet du désir des hommes, elle a été associée au partage de la puissance du roi éternel en recevant une mort précieuse pour confesser J.-C : elle mérita en même temps de lui être conforme. »

 

Saint Ambroise

 

 

Par M. l'Abbé - Communauté : Sédévacantiste
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Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 19:41

  mysteries nativitas

Une Vierge-Mère est la première création du Saint-Esprit, dans le Nouveau Testament : un Homme-Dieu est la seconde. L’ordre de la Rédemption demandait qu’il en fût ainsi. D’une femme et d’un homme coupables, Satan avait formé la Cité du mal ; par un de ces harmonieux contrastes, si fréquents dans les œuvres de la sagesse infinie, d’une femme et d’un homme parfaitement justes, le Saint-Esprit formera la Cité du bien. Nous connaissons la nouvelle Ève, il reste à étudier le nouvel Adam.

Diviniser l’homme est l’éternelle pensée de Dieu. Sataniser l’homme est l’éternelle pensée de l’enfer. Diviniser, c’est unir ; sataniser, c’est diviser : sur ces deux pôles opposés se balance le monde moral. Pour diviniser l’homme, le Verbe créateur a résolu de s’unir hypostatiquement la nature humaine. Homme-Dieu, Il deviendra le principe de générations divinisées. Mais qui lui donnera cette nature humaine qu’Il n’a pas, et dont Il a besoin ? Qui Le fera Homme-Dieu ? Au Saint-Esprit est réservé ce chef-d’œuvre. Sans doute, Il ne crée pas la divinité, mais Il crée l’humanité et l’unit d’une union personnelle au Verbe incréé.

 

Extrait du Traité du Saint-Esprit de Mgr Gaume 

 

 

Autel Ashford

 

Chapelle Our Lady of Mercy, à Ashford 

 

Autel 

 Oratoire Sainte-Agnès, à Golfe-Juan

Par M. l'Abbé - Communauté : Sédévacantiste
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