Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 16:09

Passion2010-1Passion

Par M. l'Abbé
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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 18:21

Canon

(Lorica)
de Saint Patrice

 

S.Patrice (cathedral d armagh)
 

Je me lève aujourd’hui,

Par une force puissante,

L’invocation à la Trinité,

La croyance à la Trinité,

La confession de l’unité du Créateur du monde.

 

Je me lève aujourd’hui,

Par la force de la naissance du Christ et de Son Baptême,

La force de Sa Crucifixion et de Sa mise au tombeau,

La force de Sa Résurrection et de Son Ascension,

La force de Sa Venue au jour du jugement.

 

Je me lève aujourd’hui,

Par la force des ordres des Chérubins,

Dans l’obéissance des Anges,

Dans le service des Archanges,

Dans l’espoir de la Résurrection,

Dans les prières des Patriarches,

Dans les prédictions des Prophètes,

Dans les prédications des Apôtres,

Dans les fidélités des Confesseurs,

Dans l’innocence des Vierges saintes,

Dans les actions des Hommes justes.

 

Je me lève aujourd’hui,

Par la force du Ciel,

Lumière du Ciel,

Lumière du Soleil,

Éclat de la Lune,

Splendeur du Feu,

Vitesse de l’Eclair,

Rapidité du Vent,

Profondeur de la Mer,

Stabilité de la Terre,

Solidité de la Pierre.

 

Je me lève aujourd’hui,

Par la force de Dieu pour me guider,

Puissance de Dieu pour me soutenir,

Intelligence de Dieu pour me conduire,

Œil de Dieu pour regarder devant moi,

Oreille de Dieu pour m’entendre,

Parole de Dieu pour parler pour moi,

Main de Dieu pour me garder,

Chemin de Dieu pour me précéder,

Bouclier de Dieu pour me protéger,

Armée de Dieu pour me sauver :

Des filets des démons,

Des séductions des vices,

Des inclinations de la nature,

De tous les hommes qui me désirent du mal,

De loin et de près,

Dans la solitude et dans une multitude.

 

J’appelle aujourd’hui toutes ces forces

Entre moi et le mal,

Contre toute force cruelle impitoyable

Qui attaque mon corps et mon âme,

Contre les incantations des faux prophètes,

Contre les lois noires du paganisme,

 

Contre les lois fausses des hérétiques,

Contre la puissance de l’idolâtrie,

Contre les charmes des sorciers,

Contre toute science qui souille le corps et l’âme de l’homme.

 

Que le Christ me protège aujourd’hui :

Contre le poison, contre le feu,

Contre la noyade, contre la blessure,

Pour qu’il me vienne une foule de récompenses.

 

Le Christ avec moi,

Le Christ devant moi,

Le Christ derrière moi,

Le Christ en moi,

Le Christ au-dessus de moi,

Le Christ au-dessous de moi,

Le Christ à ma droite,

Le Christ à ma gauche,

Le Christ en largeur,

Le Christ en longueur,

Le Christ en hauteur,

Le Christ dans le cœur de tout homme qui pense à moi,

Le Christ dans tout œil qui me voit,

Le Christ dans toute oreille qui m’écoute.

Je me lève aujourd’hui,

Par une force puissante,

L’invocation à la Trinité,

La croyance à la Trinité,

La confession de l’unité du Créateur du monde.

 

Au Seigneur est le Salut,

Au Christ est le Salut,

Que Ton Salut Seigneur soit toujours avec nous.

 

Amen ! Amen ! Amen !

 

Source : catholiquedu.free.fr

Par M. l'Abbé
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 18:49

Prière à saint Joseph,

Patron de l’Eglise universelle

 


S. Joseph04

 Statue du patriarche à l'Oratoire Sainte-Agnès 


 
 

 

O

 glorieux saint Joseph ! choisi par Dieu pour être le père putatif de Jésus, l’Epoux très pur de Marie toujours Vierge, le Chef de la sainte Famille, et qui, pour cette raison, avez été choisi par le Vicaire du Christ comme le céleste Patron et le Protecteur de l’Eglise fondée par Jésus, c’est avec la plus grand confiance que j’implore en ce moment votre puissant secours pour toute l’Eglise militante. Protégez particulièrement, avec un amour vraiment paternel, …. , tous les Evêques et les Prêtres qui sont en communion avec la Chaire de saint Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui travaillent au salut des âmes dans les angoisses et les tribulations de cette vie, et faites que les peuples de la terre se soumettent docilement à l’Eglise, qui seule peut procurer à tous le salut éternel.

 

D

aignez aussi, ô bien-aimé saint Joseph ! agréer la consécration que je vous fais de moi-même. Je me donne tout à vous, vous demandant d’être toujours mon Père, mon Protecteur et mon Guide sur le chemin du salut. Obtenez-moi une grande pureté de cœur et un amour ardent de la vie intérieure. Faites qu’à votre exemple toutes mes actions tendent à la plus grande gloire de Dieu, en union avec le divin Cœur de Jésus, le Cœur immaculé de Marie et avec vous. Enfin, priez pour moi, afin que je puisse participer à la paix et à la joie que vous avez goûtées vous-même à votre sainte mort.

 

Ainsi soit-il.

 

S. Joseph1Saint Joseph, priez pour nous ! 

 

 

Par M. l'Abbé
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 22:30

Mme Cécile J. Bruyère

Abbesse de Sainte-Cécile de Solesmes

____________

 

La sainte Liturgie

dans le temple de l’âme


Retable de l%27Agneau mystique (10)

Jan van Eyck (1390-1441) retable de l’Agneau mystique, Gand (détail)

 

 

D

ieu n’a pu créer que pour sa gloire, et tout le devoir des créatures intelligentes doit être par là-même ramené à cette pensée unique d’un culte non seulement intérieur, mais encore visible et solennel, rendu à la divine majesté. Celui qui est inscrit en tête du livre, Notre-Seigneur Jésus-Christ, le primogenitus omnis creaturarum, est le premier qui rend à Dieu ce culte suprême voulu éternellement par la volonté divine : « Ecce venio, ut faciam, Deus, voluntatem tuam », « Voici que je viens pour faire, ô Dieu, votre volonté. »[1] Il est venu pour rendre à son Père, comme créature, l’hommage le plus complet que Dieu puisse recevoir, une gloire qui soit à la taille de Dieu pour ainsi dire, puisqu’elle lui est offerte par Dieu lui-même, l’union hypostatique donnant à la nature humaine du Verbe Incarné, une dignité et une splendeur uniques : Ideo ingrediens mundum dicit : Hostiam et oblationem noluisti, corpus autem aptasti mihi. C’est pourquoi le Fils de Dieu en entrant dans le monde dit : Vous n’avez point voulu d’hostie ni d’oblation, mais vous m’avez formé un corps. »[2] La résolution de Notre-Seigneur était évidente : son Incarnation avait pour but de le rendre capable d’être pontife et hostie, afin d’offrir à la divinité le culte le plus parfait et le plus élevé qu’une créature intelligente pût offrir.

La venue du Fils de Dieu sur terre est encore une autre conséquence. Quoi qu’il en soit du motif de l’Incarnation, elle atteignit aussitôt ce résultat : d’associer à l’œuvre liturgique des créatures intelligentes, élevées à l’état surnaturel, et pour lesquelles le Fils de Dieu devait pousser la condescendance jusqu’à se faire non seulement holocauste, mais hostie pour le péché, effaçant leurs fautes, réparant toutes leurs erreurs ; de telle sorte que ces créatures concourussent désormais à son propre sacrifice, comme les membres d’un même corps dont il est le chef : « In qua voluntate sanctificati sumus per oblationem corporis Jesu Christi semel : Or c’est cette volonté qui nous a sanctifiés par l’oblation du corps de Jésus-Christ, qui a eu lieu une seule fois. »[3]

La mission du Verbe Incarné est donc une mission de pontife ; c’est en cette qualité que l’apôtre saint Paul voulait qu’il fût considéré par les chrétiens parfaits : « Unde, fratres sancti, vocationis cœlestis participes, considerate apostolum et pontificem confessionis nostrœ, Jesum, qui fidelis est ei qui fecit illum : Vous donc, frères saints, participants de la vocation céleste, considérez Jésus, l’apôtre et le pontife de la religion que nous professons ; voyez comme il est fidèle à celui qui l’a établi tel. »[4] Or, ce sacerdoce n’a pas été reçu dans le Christ d’une manière transitoire et momentanée, mais d’une manière permanente : « Hic autem eo quod maneat in œternum, sempiternum habet sacerdotium. Unde et salvare in petpetuum potest accedentes per semetipsum ad Deum : semper vivens ad interpellandum pro nobis. Mais comme celui-ci demeure éternellement, il possède un sacerdoce éternel. C’est pourquoi il peut toujours sauver ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder pour nous. »[5]

Ainsi le souverain pontificat est éternel et son exercice est à jamais : non seulement dans la personne adorable du Fils de Dieu, mais encore dans cette tribu sacerdotale dont il est le chef, « genus electum, regale sacerdotium, race choisie, sacerdoce royal »[6], où tous sont prêtres, bien qu’à des degrés divers, et tous appelés à concélébrer avec le Pontife souverain. Le sacrifice offert par lui est unique, car il ne pouvait offrir plusieurs fois un sacrifice qui demeure, et qui épuise par une seule et permanente oblation toutes les justes réclamations de la majesté divine. « Non enim in manufacta sancta Jesus introivit, exemplaria verorum ; sed in ipsum cælum, ut appareat nunc vultui Dei pro nobis... Christus semel oblatus est ad multorum exhaurienda peccata : En effet Jésus n’est pas entré dans ce sanctuaire fait de main d’homme, qui n’était que la figure du véritable, mais dans le ciel même, afin d’être maintenant présent en notre faveur devant la face de Dieu... Le Christ a été offert une fois pour effacer les péchés de plusieurs. »[7]

On ne peut donc s’étonner que saint Jean, regardant avec son œil d’aigle ce qui se passe dans l’inaccessible lumière, nous ait montré Jésus, notre pontife, l’auteur et le consommateur de notre foi exerçant son ministère au centre de la création rachetée dont il est la clef de voûte. Il célèbre au milieu du trône même, car il est Dieu ; et les anéantissements de son Incarnation, les opprobres que lui a valus notre rédemption, loin de lui soustraire les honneurs qui lui sont dus, ont porté son Père à exalter son nom d’homme au-dessus de tout nom : « Et omnis lingua confiteatur quia Dominus Jesus Christus in gloria est Dei Patris : Et que toute langue confesse que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père. »[8]

C’est donc au sein de la gloire du Père, au centre du trône que nous voyons l’Agneau, debout comme un triomphateur et un Sacrificateur, Agnum stantem tamquam occisum habentem cornua septem.[9] Il est immolé, car il est victime universelle ; il porte les sept cornes, symbole de la puissance de l’Esprit septiforme qui s’est reposé sur lui et l’a oint prœ consortibus suis. Seul il a le pouvoir de lever les sept sceaux du livre, car il est l’hiérarque suprême, l’initiateur par excellence et l’interprète des plus profonds mystères ; ce droit lui a été obtenu par sa victoire. Mais à peine l’exerce-t-il, que les quatre animaux et les vingt-quatre vieillards se prosternent devant lui ; les cithares de la louange divine éclatent de toutes parts, l’encens de la prière des saints fume dans les coupes d’or, et les rachetés font résonner l’hymne de leur perpétuelle reconnaissance : Dignus es, Domine, accipere librum et aperire signacula ejus, quoniam occisus es, et redemisti nos Deo in sanguine tuo, ex omni tribu, et lingua, et populo et natione ; et fecisti nos Deo nostro regnum et sacerdotes.[10]

Et comme l’Agneau n’est pas seulement le complément de notre hiérarchie humaine, mais le pontife de la hiérarchie universelle, les Anges l’acclament à leur tour : car dès que le Père l’a introduit dans le monde, il leur a commandé de l’adorer ; et ils accomplissent cet ordre avec enthousiasme, chantant l’hymne qui leur est propre : Dignus est Agnus, qui occisus est, accipere virtutem, et divinitatem, et sapientiam, et fortitudinem, et honorem, et gloriam, et benedictio-nem.[11] A ces accords puissants qui célèbrent la victoire de l’Agneau, se joint la louange de celui à qui est offert le sacrifice de l’Agneau, et l’hymne incomparable que chantent les habitants du ciel, sans qu’il cesse ni le jour ni la nuit : Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus Deus omnipotens, qui erat, et, qui est, et qui venturus est.[12] Et afin de mieux confesser que celui qu’ils adorent est l’être par soi et l’auteur de tous les dons, ils jettent leurs couronnes devant le trône, témoignant ainsi que leur victoire vient de lui et qu’il ne couronne que ses dons en couronnant leurs mérites. C’est alors que l’on entend ce cantique : Dignus es, Domine Deus noster, accipere gloriam, et honorem, et virtutem, quia tu creasti omnia, et propter voluntatem tuam erant, et creata sunt.[13] Or la lumière qui rayonne sur cette fonction liturgique éternelle n’est pas une lumière d’emprunt, un soleil créé, ou un astre quelconque, nam claritas Dei illuminavit eam, et lucerna ejus est Agnus.[14] Telle est la liturgie de l’Église triomphante dont le développement s’accomplit sous le souffle de l’Esprit-Saint ; car c’est par lui que notre Agneau s’est offert, per Spiritum Sanctum semetipsum obtulit immaculalum Deo.[15]

Mais notre Pontife n’a pas voulu abandonner son Épouse durant les jours de son pèlerinage ; cliquez ici pour télécharger le texte entier en format pdf 


[1] Hebr. X, 9.

[2] Hebr. X, 3.

[3] Heb. X, 10.

[4] Ibid., III, 1-2.

[5] Ibid., VII, 24-25.

[6] I Petr. II, 9.

[7] Hebr. IX, 24-28.

[8] Phil. II, 11.

[9] Apoc. V, 6.

[10] Apoc. V, 9-10.

[11] Ibid., 12.

[12] Apoc. IV, 8.

[13] Ibid., 11.

[14] Ibid., XXI, 23.

[15] Hebr. IX, 14.

Par M. l'Abbé
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 09:22

Note utile sur les règles du jeûne et de l’abstinence,

d'après le Code de Droit canonique (1917)

Règles du jeûne : Sont tenues au jeûne les personnes qui ont accompli leur 21ème année et ce jusqu’au commencement de leur 60ème (Can. 1254 §2).

En jour de jeûne, il est permis de prendre (Can. 1251 §1) :

– un repas principal, normal,

– et deux collations maigres (sans viande) dont la somme ne doit pas équivaloir au repas principal.

Il est permis de manger de la viande au repas principal, excepté les jours d’abstinence. (Can. 1251 §2)

Entre les repas, il est permis de boire de l’eau, du lait et du jus de fruit.

 

Règles de l’abstinence : Les règles de l’abstinence obligent tout baptisé à partir de l’âge de 7 ans (Can. 1254 §1).

Les jours d’abstinence la viande, le jus de viande et les bouillons de viande sont interdits, mais non les laitages, les œufs et les condiments tirés de la graisse des animaux (Can. 1250).

 

Les jours de jeûne (Can. 1252 §3) :

– tous les jours du Carême, jusqu’au Samedi Saint à midi (Can. 1252 §4).

 

Les jours de jeûne et d’abstinence (Can. 1252 §2) :

– mercredi des Cendres,

– les vendredis et samedis de Carême (cette loi s’arrête le Samedi Saint à midi. Can. 1252 §4),

– les jours des Quatre-Temps,

– les Vigiles de la Pentecôte, de la Toussaint, de l’Immaculée Conception, et de Noël.

 

Les jours d’abstinence (Can. 1252 §1) :

– tous les vendredis de l’année.

 

La loi du jeûne et l’abstinence cesse les dimanches et les fêtes de préceptes, excepté les fêtes qui tombent en Carême (Can. 1252 §4).

 

En raison des plaintes et des larmes versées par Notre-Dame à La Salette, il est vivement recommandé de s’abstenir autant que possible totalement de viande tout au long du Carême. (« Le Carême, ils vont à la boucherie, comme les chiens », disait-Elle des mauvais chrétiens.)

 

feu-cendres1 

(Feu des rameaux bénits)


« O Dieu que l’humilité fléchit et que la pénitence apaise, daignez, en votre bonté, prêter l’oreille à nos prières. Tandis que vos serviteurs reçoivent l’imposition de ces cendres, répandez sur eux la grâce de votre bénédiction, remplissez-les de l’esprit de componction, accordez-leur le juste objet de leur demande, et gardez-leur toujours fermes et intacts les bienfaits que vous leur aurez donnés. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il »


+

Le Carême dans l’Eglise primitive.

 

« Les chrétiens d’alors non seulement s’abstenaient de manger de la viande, mais encore, ils ne consommaient aucun sous-produit animal, c’est-à-dire le beurre, les œufs et le fromage (cette règle est encore en vigueur chez les Orientaux) ; ils ne prenaient pas non plus de vin, ni même de poisson.

Le jeûne était tenu toute la journée et n’était rompu qu’après Vêpres, le soir. »

 

(Texte tiré du Bulletin de la paroisse sédévacantiste Ste-Gertrude-la-Grande (Cincinnati aux Etats-Unis), Dimanche de la Quinquagésime 2008.)

Bon et saint Carême !




Par M. l'Abbé
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