Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 21:20

Abbe Simon

 

M. l’Abbé Simon S., Directeur de la Mission Sainte-Agnès.

 

 

Bienvenue à la Mission Sainte-Agnès ! A l’adresse des visiteurs que la Providence guidera vers ce site, voici quelques

 

Réflexions sur le christianisme

et la vie chrétienne en Modernité.

 

 

1. Postulats

 

Trouver – et non donner – le sens de la vie

 

Ils sont aujourd’hui nombreux ceux qui cherchent à « donner un sens à leur vie ». Le monde moderne est rempli d’occasions, diverses et variées, de rajouter quelque chose d’intéressant à une existence qui, sans cela, serait morne et vide. Rares sont les individus qui ne sont pas, d’une manière ou d’une autre, « en quête », qui de « valeurs », qui de « spiritualité », qui de moyens de percer la grisaille d’une vie trop « matérialiste ».

 

Aussi, par tous les moyens possibles – qui vont du sport à la philosophie, en passant par les œuvres caritatives et l’engagement écologique – on cherche à infuser dans sa vie une dimension transcendante, jusqu’à investir son temps, son énergie et ses économies dans cette quête incessante.

 

Il est vrai que l’aspiration à la transcendance, à ce « quelque chose de plus », est inscrite au cœur même de la nature humaine. Or, le problème est que la Modernité, de par ses présupposés intellectuels et la structure mentale qu’elle génère et encourage, ne laisse pas d’autre possibilité aux modernes que de « chercher un sens à leur vie ». Tant de philosophes, d’artistes, de personnalités en tous genres ont clamé sur tous les tons que « si le monde ne nous plaît pas, il ne tient qu’à nous de le changer » – qu’il n’est plus grand’monde pour être encore capable d’en douter. La « créativité » de tout un chacun est censée pouvoir « inventer » du sens à la vie humaine, laquelle, sans cela, serait intrinsèquement absurde.

 

Or, cette façon de concevoir les choses est fondamentalement vicieuse. En effet, alors que depuis Newton (pour les sciences physiques) et Kant (pour la philosophie), la réalité expérimentale n’est plus perçue que comme un chaos dépourvu de sens interne, auquel la Science moderne s’attache à conférer un sens le plus cohérent possible, la Tradition, quant à elle, affirme que le sens de la vie humaine – et de l’univers – n’est pas à découvrir, mais à apprendre.

 

A juste titre, d’ailleurs. L’homme n’est assurément pas le fruit d’une évolution du moins vers le plus : il est la créature parfaite que Dieu a créée (en une seule fois) à son image, et qui, logiquement, appartient à Celui qui l’a faite. De plus, il est absurde de professer croire à un Créateur tout en refusant d’admettre qu’il serait ridicule, de la part d’une « Intelligence supérieure », d’avoir amené à l’existence des créatures douées de raison, pour les livrer à elles-mêmes sans jamais Se révéler à elles…

 

Dieu n’est pas un père indigne : la créature qu’il a créée, il l’a aussi instruite. A aucun moment de son existence l’homme n’a-t-il été un primate dépourvu de langage et de raison : dès le commencement l’homme a reçu de Dieu la connaissance de sa raison d’être.

 

Or, la raison d’être de l’homme, c’est Dieu.

Une fois que l’on sait cela, est-il encore possible d’avoir l’audace de chercher à donner du sens à sa vie ? N’est-il pas plus logique de vivre conformément à sa raison d’être ?

 

L’Eglise catholique, seul moyen de salut

 

Il n’est pas très difficile à l’homme de comprendre qu’il est bien plus qu’un animal ; en revanche, ce qui pose problème pour lui, c’est de reconnaître la nécessité de mener une vie qui soit différente de celle d’un animal. Après tout, il est très appréciable de se laisser aller au gré de ses instincts ou des « valeurs » auxquelles on veut bien adhérer, tout en menant sa vie comme on l’entend.

 

Cette vie-là est une vie impie et sacrilège.

Impie, parce qu’elle est un affront permanent à Dieu et à sa Loi ; sacrilège, parce qu’elle est un détournement constant de la raison d’être de l’homme.

 

Au fond de lui-même, le moderne sait parfaitement qu’il a tort ; il sait que la vie que la Modernité lui permet de mener est une aberration et que, après la mort, il n’y a pas le néant mais la Rétribution, le Jugement et l’Eternité. Ces notions découlent du fait même qu’il existe une nature humaine.

 

La culture des loisirs, qui tend de plus en plus à s’installer en occident, rend accessible des choses, des idées, des textes qui jusqu’à présent étaient restés plus ou moins inaccessibles ou ignorés du grand public. Aussi, on ne compte plus les amateurs de doctrines plus ou moins exotiques, de spiritualités hors-norme et autres spiritualités « non-religieuses ». Le point commun entre tous ces centres d’intérêt c’est qu’ils sont « garantis non-catholiques ». On veut bien des mythes, des rites, des pratiques et des techniques, pourvu qu’elles n’aient aucun lien avec le christianisme.

A la rigueur, on veut bien du christianisme, mais uniquement dans la mesure où il est hérétique, schismatique, parallèle, déviant, « areligieux », « athée », libéral, poétique, philosophique. Les hérétiques de tout poil fleurissent, les vieilles églises schismatiques viennent répandre leur propagande anti-romaine, recrutant leurs adeptes parmi tout ce que le catholicisme compte de mécontents, de laxistes, d’hétérodoxes et d’individualistes.

 

Et pour parachever le tout, l’Eglise moderniste, issue du funeste « Concile Vatican II », se charge de dégoûter ce qui reste par une fluctuation doctrinale, liturgique et disciplinaire, résultat d’une « ouverture au monde » qui a contribué à « éclipser » l’Eglise de Notre-Seigneur Jésus-Christ, selon la parole de Notre-Dame aux petits bergers de la Salette.

 

Saint Cyprien de Carthage, un Père de l’Eglise, affirme que l’Eglise catholique, « l’Epouse de Jésus-Christ ne peut pas être corrompue, car elle est chaste et incorruptible ». Bossuet, le grand évêque de Meaux, déclare que « l’Eglise ne varie jamais ». Le Catéchisme de S. Pie X enseigne que l’Eglise ne peut se tromper dans ce qu’elle nous donne à croire, qu’elle ne peut être détruite ni périr, parce qu’ « elle est toujours assistée par le Saint-Esprit ».

 

« Quiconque se sépare de l’Eglise, dit encore saint Cyprien, n’a point de part aux promesses qui lui ont été faites. Celui qui abandonne l’Eglise de Jésus-Christ ne recevra jamais les récompenses de Jésus-Christ. C’est un étranger, c’est un profane, c’est un ennemi. Il ne peut avoir Dieu pour Père, celui qui n’a pas l’Eglise pour Mère. Si personne n’a pu se sauver hors de l’arche de Noé, personne ne peut non plus se sauver hors de l’Eglise. » Hors de l’Eglise, pas de salut.

 

Dieu ayant créé l’homme à son image, Il a logiquement institué l’Eglise pour que la créature humaine puisse connaître infailliblement Sa volonté et parvenir à la réalisation de sa raison d’être. Nous l’avons dit, la raison d’être de l’homme n’étant autre que Dieu, il faut que l’Eglise catholique soit divine pour que l’homme puisse être enseigné et conduit sur la voie périlleuse du Salut. S’étonnera-t-on que Satan, l’Ange révolté et déchu, s’acharne depuis si longtemps à détruire et ruiner l’Eglise, unique lieu de la divinisation de l’homme dans le Christ ?

 

La Grâce sanctifiante

 

Il ne suffit pas de savoir que Dieu a créé l’homme à son image et qu’Il a institué l’Eglise comme moyen unique et efficace du Salut. Encore faut-il savoir – et reconnaître – que l’homme est incapable d’atteindre la réalisation de sa raison d’être si Dieu lui-même ne l’appelle et ne le conduit pas jusqu’au terme.

 

Nul ne s’autoproclame chrétien : cette dignité est conférée souverainement et gratuitement par Dieu seul. « Nous avons été appelés à l’Eglise de Jésus-Christ par une grâce particulière de Dieu, afin qu’avec la lumière particulière de la foi et par l’observation de la Loi divine nous lui rendions le culte qui lui est dû et nous parvenions à la vie éternelle. » (Catéchisme.)

 

Autant l’homme est fait pour Dieu et ne possède aucune raison d’être en-dehors de Dieu, autant, sa raison d’être étant non un « idéal » abstrait mais la Réalité absolue, il lui est impossible d’être véritablement humain sans l’aide de Dieu.

 

Cette aide s’appelle la grâce ; cependant, bien plus qu’un simple « coup de main » en vue d’une quelconque amélioration morale, la grâce n’est rien moins que la Très Sainte Trinité elle-même venant habiter dans l’âme.

 

Aussi est-il évident que nul ne saurait mériter la grâce ; en effet, « la grâce de Dieu est un don intérieur surnaturel, qui nous est donné sans aucun mérite de notre part, mais par les mérites de Jésus-Christ, en vue de la vie éternelle. » (Catéchisme.)

 

Etre chrétien, c’est être avant tout baptisé ; et le fait d’être baptisé introduit la personne dans un état inhabituel à la nature, quoique celle-ci ne puisse être vraiment ce qu’elle doit être que dans la mesure où elle s’y trouve : l’état de grâce. Contrairement à ce que l’on pense généralement à cause d’un abus de langage, l’état de grâce n’est pas un sentiment de plénitude ou de contentement, choses la plupart du temps éphémères et subjectives, mais un état objectif de station en Dieu.

 

Ami lecteur, si une telle expression ne veut rien dire pour vous, cela signifie qu’il vous manque l’essentiel, et que vous vivez en-deçà de l’humanité. Car il n’est de joie pour l’homme que de vivre conformément à sa nature ; et par le baptême, non seulement la nature humaine est-elle restaurée dans sa plénitude, mais encore ce premier effet n’est rien, comparé à la beauté surnaturelle de l’état de grâce qui est désormais sa condition ontologique.

 

Etre en état de grâce, c’est vivre de la vie de Dieu même, parce que le baptême opère une régénération qui fait de la créature humaine un enfant de Dieu : « La filiation divine est si élevée que nous pouvons à peine nous imaginer une relation plus intime entre Dieu et nous. La grâce y ajoute encore le privilège spécial de nous rendre les vrais amis de Dieu.

Chez les hommes, les enfants ne jouissent pas toujours de l’amitié de leur père ; ils peuvent l’offenser et même gravement, sans pour cela cesser d’être ses enfants. La grâce divine au contraire nous rend enfants de Dieu de telle manière qu’aussi longtemps que dure cette filiation, aussi longtemps que nous sommes nés de Dieu, nous demeurons aussi ses amis. » (Abbé Scheeben, Les merveilles de la grâce divine, p. 142.)

 

« Sans Moi, vous ne pouvez rien faire » a dit Notre-Seigneur Jésus-Christ. Dieu ayant créé l’homme dans le but unique et explicite de le rendre participant de la Nature divine, la vie temporelle n’est qu’une vaste préparation à cette destinée éternelle. Or, l’homme n’ayant d’autre fin que Dieu, il se trouve que s’il vient à s’écarter de la Voie qui mène de la terre au Ciel – l’obéissance aux Commandements de Dieu et de l’Eglise -, il ne saurait aller nulle part ailleurs que dans cette étendue infinie où Dieu n’est ni participé ni participable, et que l’Eglise, mais aussi toutes les religions en général, ont appelé l’Enfer.

 

La Charité

 

Contrairement à ce que disent plusieurs pour se rassurer, ce n’est pas l’Eglise qui a inventé le concept d’Enfer pour terroriser les peuples et les maintenir dans une hypothétique « aliénation ». L’existence de l’Enfer se déduit logiquement du fait que l’homme possède pour destinée éternelle la plus haute des félicités. Tout comme une ménagère qui userait de fantaisie dans la réalisation d’une recette culinaire, au point d’employer de l’acide à la place du lait, de l’arsenic à la place de la farine et de la soude à la place du sucre, ne parviendrait qu’à réaliser un gâteau uniquement propre à s’empoisonner elle-même et sa famille, de même celui qui ne suit pas fidèlement les Commandements de Dieu et de l’Eglise ne parvient qu’à rater sa vie et à se préparer une éternité empoisonnée d’échec, de souffrance et de désespoir.

 

S’il est si important de croire tout ce que l’Eglise enseigne, et non seulement de le croire mais de le croire fermement et exclusivement de tout ce qui peut contrevenir au Dogme chrétien, c’est parce que « le plus grand bien que nous puissions connaître par la foi, nous le recevons par la charité ; par elle, nous nous unissons sur terre à ce que nous espérons dans le ciel. … dans la foi, nous recevons une connaissance surnaturelle et divine, nous unissons notre connaissance à celle de Dieu et nous l’appuyons sur elle, afin de connaître Dieu comme il se connaît lui-même. Dans la charité chrétienne, le Saint-Esprit nous infuse un amour envers Dieu, pareil à celui qu’il se porte à lui-même, de sorte que nous pouvons nous unir à lui et nous plonger en lui d’une façon aussi intime que si nous possédions sa propre nature. » (Abbé Scheeben, op. cit., pp. 244, 224.)

 

La charité surnaturelle est le trésor et le secret des chrétiens pratiquants ; en dehors de l’état de grâce, qui permet de participer à la nature de Dieu qui est charité, tout n’est qu’erreur, ténèbres et illusion. Elle est réservée à ceux qui, devenus enfants de Dieu par le baptême, se maintiennent en état de grâce en se gardant du péché, ou du moins en se repentant de leurs péchés et en les confessant avec un profond repentir, afin d’obtenir la miséricorde et le pardon divins.

 

Parvenus à ce point, nous pouvons nous rendre compte que la religion chrétienne est essentiellement l’unique moyen qui permette à la nature humaine de vivre conformément à sa raison d’être et d’atteindre sa finalité réelle – et assurément pas un « supplément de sens » dont l’homme pourrait se passer sans trop de dommages.

 

Aussi l’homme n’a-t-il pas d’autre choix que d’être baptisé et de vivre en conformité avec la Loi de Dieu, ou bien de périr éternellement.

 

A suivre.

 

 

Par M. l'Abbé - Communauté : Sédévacantiste
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Dimanche 7 novembre 2010 7 07 /11 /Nov /2010 23:32

 Lumiere du Christ

Soli Deo Honor & Gloria !

 

Par la grâce de Dieu, et sous les auspices de Son Excellence Mgr Michael French, évêque catholique traditionnel, la Mission Sainte-Agnès a ouvert ses portes, il y a quelques mois, dans la petite ville de Golfe-Juan (Alpes-Maritimes). Elle entend offrir aux fidèles catholiques soucieux du salut éternel de leur âme un centre où la sainte Messe de toujours est offerte à Dieu, dans le respect le plus absolu à la Tradition de la sainte Eglise catholique, apostolique et romaine.

 

Les âmes catholiques qui aiment Notre-Seigneur Jésus-Christ et sa Très Sainte Mère dans un esprit paisible de foi, d’espérance et de charité y trouveront un accueil fraternel, et celles qui cherchent la vérité dans le désir de la trouver, un lieu où la Foi catholique traditionnelle pourra leur être expliquée et enseignée.

 

Nous sommes donc heureux d’accueillir toute personne sérieusement intéressée par la pratique catholique traditionnelle, fidèle à l’intégrité de la Foi et des préceptes de l’Eglise une, sainte, catholique apostolique et romaine. Conformément au commandement de Notre-Seigneur Jésus-Christ, la Charité surnaturelle est notre principal souci. Aussi, loin des polémiques stériles, nous désirons, avec l’aide de Dieu, préserver cet unique nécessaire sans lequel rien de ce que le chrétien peut faire ne lui sert pour la vie éternelle (cf. I Corinthiens XIII).

 

Primat de la Charité surnaturelle, centralité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Règne du Saint-Sacrement, dévotion à la Bienheureuse Vierge Marie : telles sont les préoccupations de la mission Sainte-Agnès – telle est la normalité de la quête du Royaume de Dieu et de sa Justice.

 

Comme il est malsain d’accorder au moyen de communication facilitée qu’est l’internet une importance exagérée, ce présent site entend être une simple interface de communication, par laquelle toute personne intéressée par la Foi traditionnelle pourra jeter un coup d’œil sur un aspect de la vie liturgique catholique – et non une « paroisse virtuelle », piège immanquable de la fantaisie individualiste, ruine des âmes et facteur d’illusions…

 

Rien ne remplace la vie paroissiale réelle ; aussi, nous vous invitons à utiliser l’adresse du courriel (abbesscharf (arobase) yahoo (point) fr ) pour toute question, demande de renseignement ou assistance spirituelle.

 

Que le Bon Dieu vous bénisse.

 

Abbé Simon,

responsable de la Mission

Par M. l'Abbé - Communauté : Sédévacantiste
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Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 20:41

 Confirmation2

 

Par la grâce de Dieu,

Son Excellence Mgr French a conféré a plusieurs baptisés le sacrement de Confirmation durant la sainte Messe, dimanche 19 septembre dernier.

 

Salut du S. Sacrement

   

Communauté

 

De la Confirmation,

par Bossuet

 

Représenter la descente du Saint-Esprit au jour de la Pentecôte (Act., III), ouïes apôtres donnant la confirmation à Samarie (Act., VIII, 14, 15, 16, 17), et saint Paul la donnant à Ephèse (Act., XIX, 1, etc.).

 

Qu’est-ce que la confirmation?

C'est un sacrement qui nous donne le Saint-Esprit, et qui nous fait parfaits chrétiens.

 

N'avons-nous pas le Saint-Esprit par le baptême ?

Oui : nous l'avons, mais ce n'est pas avec la même force que dans la confirmation.

 

Comment est-ce que la confirmation nous fait parfaits chrétiens ?

En augmentant en nous la grâce du baptême, et en nous donnant la force de confesser le nom de Jésus-Christ.

 

Que veut dire ce mot, confirmer ?

Il veut dire donner de la force.

 

Donnez-moi l'exemple de quelque occasion où le sacrement de confirmation donne de la force.

Si un infidèle menaçait un chrétien qui aurait été confirmé, de le faire mourir, à moins qu'il ne voulût renoncer à la foi, ce sacrement donnerait courage au chrétien pour ne pas craindre ces menaces, et pour persévérer dans la foi.

 

Qui est le ministre de ce sacrement ?

C'est l'évêque.

 

Que fait l'évêque en donnant la confirmation?

Il étend premièrement les mains sur ceux qu'il doit confirmer en invoquant le Saint-Esprit, afin qu'il descende sur eux avec ses dons.

 

Que faut-il faire pendant que l'évêque fait cette prière ?

Ouvrir son cœur au Saint-Esprit par un acte de foi, et par le désir de le recevoir.

 

De quelle matière se sert l'évêque dans la confirmation ?

Du saint chrême.

 

Qu’est-ce que le saint chrême ?

De l'huile d'olive mêlée de baume, que l'évêque à consacrée le Jeudi Saint.

 

Que signifie l'huile dans la confirmation ?

Elle signifie l'abondance de la grâce du Saint-Esprit, qui se répand dans les âmes.

 

Que signifie le baume mêlé avec l'huile ?

Le baume par sa bonne odeur signifie que le chrétien, qui est prêt à confesser la foi, doit édifier le prochain par l'odeur d'une sainte vie.

 

Que fait l'évêque avec le saint chrême sur celui qui est confirmé?

Il lui en fait une onction en forme de croix sur le front.

 

Pourquoi sur le front ?

Parce que le front est la partie la plus haute et la plus apparente du corps.

 

Pourquoi encore ?

Parce que les signes de la honte et de la crainte paraissent principalement sur le front.

 

Et que veut-on dire par là ?

Qu'il faut faire une profession ouverte de la foi de Jésus-Christ, et qu'on n'a ni crainte ni honte de confesser son nom.

 

Pourquoi fait-on l'onction en forme de croix ?

Pour montrer qu'on ne doit pas rougir de la croix de Jésus-Christ.

 

Pourquoi l'évêque donne-t-il un soufflet à celui qu'il a confirmé ?

Afin qu'il se souvienne qu'il doit être prêt à souffrir toutes sortes d'affronts et de peines.

 

Faut-il être en état de grâce, afin de recevoir ce sacrement?

Oui, il faut être en état de grâce.

 

Pourquoi ?

A cause que ce sacrement augmentant la grâce et confirmant la sainteté, il suppose qu'elle soit déjà dans le fidèle.

 

Que doit faire le chrétien qui doit recevoir ce sacrement, s'il se sent en péché mortel?

Il doit se confesser avant que de le recevoir.

 

Dans quel temps est-on plus obligé de recevoir la confirmation?

Dans le temps que l'Eglise est persécutée.

 

Mais le doit-on négliger lorsque l'Eglise est dans la paix?

Non, parce que les enfants de Dieu ont toujours à souffrir une espèce de persécution.

 

Quelle est cette persécution que les enfants de Dieu ont toujours à souffrir?

C'est que le démon les tente, et que le monde les contraint, autant qu'il peut, à vivre selon ses maximes.

 

Est-ce un péché de ne se pas présenter au sacrement de confirmation?

Oui, quand c'est par mépris qu'on ne s'y présente pas.

 

Ne doit-on pas se presser de recevoir ce sacrement ?

On le doit, principalement quand on prévoit que l'occasion de le recevoir ne reviendra pas de longtemps, et peut-être jamais.

 

A quel âge doit-on recevoir la confirmation?

On la donne ordinairement quand on commence à avoir l'usage de la raison.

 

Lorsque la confirmation donne le Saint-Esprit, donne-t-elle la même grâce que les apôtres reçurent le jour de la Pentecôte?

Oui, elle donne la même grâce, mais non pas de la même manière.

 

Pourquoi la même grâce ?

Parce que le Saint-Esprit habite dans le chrétien qui est confirmé, comme il habita dans les apôtres, et qu'il lui donne comme à eux la grâce de confesser la foi.

 

Pourquoi ne recevons-nous pas cette grâce de la même manière ?

Parce que les apôtres la reçurent sous la figure des langues de feu, au lieu qu'elle est figurée par le saint chrême à celui qui est confirmé.

 

Peut-on recevoir deux fois la confirmation ?

Il s'en faut bien garder, ce sacrement ne peut se réitérer.

 

Que doit faire le chrétien pour en conserver la grâce ?

Il la doit souvent renouveler par le souvenir, et en invitant le Saint-Esprit à demeurer dans son cœur.

 

 

J. B. Bossuet, Catéchisme qui doit se faire dans l’Eglise et dans l’école, leçon xviii.

Par M. l'Abbé - Communauté : Sédévacantiste
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Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 10:46

28 août

F  ê  t  e     d  e

Notre Saint Père Augustin,

Evêque & Docteur de l’Eglise

 

Champaigne, Philippe de - Saint Augustin - 1645-1650

 

 

Le plus grand des Docteurs et le plus humble, Augustin se lève, acclamé par les cieux dont nulle conversion de pécheur n'excita comme la sienne l'ineffable joie [1], célébré par l'Eglise où ses travaux laissent pour les siècles en pleine lumière la puissance, le prix, la gratuité de la divine grâce.

Depuis l'entretien extatique qui fit d'Ostie un jour le vestibule du ciel [2], Dieu a complété ses triomphes dans le fils des larmes de Monique et de la sainteté d'Ambroise. Loin des villes fameuses où l'abusèrent tant de séductions, le rhéteur d'autrefois n'aspire qu'à nourrir son âme de la simplicité des Ecritures sacrées dans le silence de la solitude. Mais la grâce, qui a brisé la double chaîne enserrant son esprit et son cœur, garde sur lui des droits souverains ; c'est dans la consécration des pontifes vouant Augustin à l'oubli de soi-même, que la Sagesse consomme avec lui son alliance : la Sagesse qu'il déclare « aimer seule pour elle seule, n'aimant qu'à cause d'elle le repos et la vie [3]. » A ce sommet où l'a porté la miséricorde divine, entendons-le épancher son cœur :

« Je vous ai aimée tard, beauté si ancienne et si nouvelle ! je vous ai aimée tard ! Et vous étiez en moi ; et moi, hors de moi-même, vous cherchais en tous lieux [4]... J'interrogeais la terre, et elle me disait : « Je ne suis pas ce que tu cherches »; et tous les êtres que porte la terre me faisaient même aveu. J'interrogeais la mer et ses abîmes, et ce qui a vie dans leurs profondeurs ; et la réponse était : « Nous ne sommes pas ton Dieu, cherche au-dessus de nous. » J'interrogeais les vents et la brise; et l'air disait avec ses habitants : « Anaximènes se trompe; je ne suis pas Dieu. » J'interrogeais le ciel, le soleil, la lune, les étoiles : « Nous non plus, nous ne sommes pas le Dieu que tu cherches. » O vous tous qui vous pressez aux portes de mes sens, objets qui m'avez dit n'être pas mon Dieu, dites-moi de lui quelque chose; et dans leur beauté qui avait attiré mes recherches avec mon désir, ils ont crié d'une seule voix : « C'est lui qui nous a faits [5]. » — Silence à l'air, aux eaux, à la terre ! silence aux cieux ! silence en l'homme à l'âme elle-même ! qu'elle passe au delà de sa propre pensée : par delà tout langage, qu'il soit de la chair ou de l'ange, s'entend lui-même Celui dont parlent les créatures; là où cessent le signe et l'image, et toute vision figurée, se révèle la Sagesse éternelle [6]... Mes oreilles sourdes ont entendu votre voix puissante ; votre lumière éblouissante a forcé l'entrée de mes yeux aveugles; votre parfum a éveillé mon souffle, et c'est à vous que j'aspire, j'ai faim et soif, car je vous ai goûté ; j'ai tressailli à votre contact, je brûle d'entrer dans votre repos : quand je vous serai uni de tout moi-même, la douleur et le travail auront pris fin pour moi [7]. »

  

Pour télécharger la suite : 28 août - S. Augustin 28 août - S. Augustin

 



[1] Luc. XV, 7.

[2] Le Temps Pascal, t. II, IV mai, en la  fête de sainte Monique.

[3] Aug. Soliloq. I, 22.

[4] Confess. X, XXVII.

[5] Ibid. VI.

[6] Ibid. IX, X.

[7] Ibid. X, XXVII, XXVIII.

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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 19:39

Assomption de

la Bienheureuse Vierge Marie

 

 

15.08.2010 

« Reine de France, priez pour nous,

Notre espérance repose tout en vous. »

 

  

voeulouis13

  

Oraison du renouvellement du Vœu de Louis XIII

 

V/. Deus, judicium tuum regi da.

R/. Et justitiam tuam filio regis.

 

 

Deus, regum ac regnorum moderator et custos, qui unigenitum Filium tuum Dominum nostrum sanctissimæ Virgini Matris in terris subditum esse voluisti, ut in eo nobis exemplum humilitatis et obedientiæ præsignares ; famuli tui Ludovici regis christianissimi vota secundo favore prosequere : ut qui ejusdem se Virginis tutelæ devota sponsione consecrant, perpetuæ in hac vita tranquilitatis, et æternæ libertatis in cælo præmia consequantur. Per eumdem Dominum.

 

 

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