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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 21:20

Abbe Simon

 

M. l’Abbé Simon S., Directeur de la Mission Sainte-Agnès.

 

 

Bienvenue à la Mission Sainte-Agnès ! A l’adresse des visiteurs que la Providence guidera vers ce site, voici quelques

 

Réflexions sur le christianisme

et la vie chrétienne en Modernité.

 

 

1. Postulats

 

Trouver – et non donner – le sens de la vie

 

Ils sont aujourd’hui nombreux ceux qui cherchent à « donner un sens à leur vie ». Le monde moderne est rempli d’occasions, diverses et variées, de rajouter quelque chose d’intéressant à une existence qui, sans cela, serait morne et vide. Rares sont les individus qui ne sont pas, d’une manière ou d’une autre, « en quête », qui de « valeurs », qui de « spiritualité », qui de moyens de percer la grisaille d’une vie trop « matérialiste ».

 

Aussi, par tous les moyens possibles – qui vont du sport à la philosophie, en passant par les œuvres caritatives et l’engagement écologique – on cherche à infuser dans sa vie une dimension transcendante, jusqu’à investir son temps, son énergie et ses économies dans cette quête incessante.

 

Il est vrai que l’aspiration à la transcendance, à ce « quelque chose de plus », est inscrite au cœur même de la nature humaine. Or, le problème est que la Modernité, de par ses présupposés intellectuels et la structure mentale qu’elle génère et encourage, ne laisse pas d’autre possibilité aux modernes que de « chercher un sens à leur vie ». Tant de philosophes, d’artistes, de personnalités en tous genres ont clamé sur tous les tons que « si le monde ne nous plaît pas, il ne tient qu’à nous de le changer » – qu’il n’est plus grand’monde pour être encore capable d’en douter. La « créativité » de tout un chacun est censée pouvoir « inventer » du sens à la vie humaine, laquelle, sans cela, serait intrinsèquement absurde.

 

Or, cette façon de concevoir les choses est fondamentalement vicieuse. En effet, alors que depuis Newton (pour les sciences physiques) et Kant (pour la philosophie), la réalité expérimentale n’est plus perçue que comme un chaos dépourvu de sens interne, auquel la Science moderne s’attache à conférer un sens le plus cohérent possible, la Tradition, quant à elle, affirme que le sens de la vie humaine – et de l’univers – n’est pas à découvrir, mais à apprendre.

 

A juste titre, d’ailleurs. L’homme n’est assurément pas le fruit d’une évolution du moins vers le plus : il est la créature parfaite que Dieu a créée (en une seule fois) à son image, et qui, logiquement, appartient à Celui qui l’a faite. De plus, il est absurde de professer croire à un Créateur tout en refusant d’admettre qu’il serait ridicule, de la part d’une « Intelligence supérieure », d’avoir amené à l’existence des créatures douées de raison, pour les livrer à elles-mêmes sans jamais Se révéler à elles…

 

Dieu n’est pas un père indigne : la créature qu’il a créée, il l’a aussi instruite. A aucun moment de son existence l’homme n’a-t-il été un primate dépourvu de langage et de raison : dès le commencement l’homme a reçu de Dieu la connaissance de sa raison d’être.

 

Or, la raison d’être de l’homme, c’est Dieu.

Une fois que l’on sait cela, est-il encore possible d’avoir l’audace de chercher à donner du sens à sa vie ? N’est-il pas plus logique de vivre conformément à sa raison d’être ?

 

L’Eglise catholique, seul moyen de salut

 

Il n’est pas très difficile à l’homme de comprendre qu’il est bien plus qu’un animal ; en revanche, ce qui pose problème pour lui, c’est de reconnaître la nécessité de mener une vie qui soit différente de celle d’un animal. Après tout, il est très appréciable de se laisser aller au gré de ses instincts ou des « valeurs » auxquelles on veut bien adhérer, tout en menant sa vie comme on l’entend.

 

Cette vie-là est une vie impie et sacrilège.

Impie, parce qu’elle est un affront permanent à Dieu et à sa Loi ; sacrilège, parce qu’elle est un détournement constant de la raison d’être de l’homme.

 

Au fond de lui-même, le moderne sait parfaitement qu’il a tort ; il sait que la vie que la Modernité lui permet de mener est une aberration et que, après la mort, il n’y a pas le néant mais la Rétribution, le Jugement et l’Eternité. Ces notions découlent du fait même qu’il existe une nature humaine.

 

La culture des loisirs, qui tend de plus en plus à s’installer en occident, rend accessible des choses, des idées, des textes qui jusqu’à présent étaient restés plus ou moins inaccessibles ou ignorés du grand public. Aussi, on ne compte plus les amateurs de doctrines plus ou moins exotiques, de spiritualités hors-norme et autres spiritualités « non-religieuses ». Le point commun entre tous ces centres d’intérêt c’est qu’ils sont « garantis non-catholiques ». On veut bien des mythes, des rites, des pratiques et des techniques, pourvu qu’elles n’aient aucun lien avec le christianisme.

A la rigueur, on veut bien du christianisme, mais uniquement dans la mesure où il est hérétique, schismatique, parallèle, déviant, « areligieux », « athée », libéral, poétique, philosophique. Les hérétiques de tout poil fleurissent, les vieilles églises schismatiques viennent répandre leur propagande anti-romaine, recrutant leurs adeptes parmi tout ce que le catholicisme compte de mécontents, de laxistes, d’hétérodoxes et d’individualistes.

 

Et pour parachever le tout, l’Eglise moderniste, issue du funeste « Concile Vatican II », se charge de dégoûter ce qui reste par une fluctuation doctrinale, liturgique et disciplinaire, résultat d’une « ouverture au monde » qui a contribué à « éclipser » l’Eglise de Notre-Seigneur Jésus-Christ, selon la parole de Notre-Dame aux petits bergers de la Salette.

 

Saint Cyprien de Carthage, un Père de l’Eglise, affirme que l’Eglise catholique, « l’Epouse de Jésus-Christ ne peut pas être corrompue, car elle est chaste et incorruptible ». Bossuet, le grand évêque de Meaux, déclare que « l’Eglise ne varie jamais ». Le Catéchisme de S. Pie X enseigne que l’Eglise ne peut se tromper dans ce qu’elle nous donne à croire, qu’elle ne peut être détruite ni périr, parce qu’ « elle est toujours assistée par le Saint-Esprit ».

 

« Quiconque se sépare de l’Eglise, dit encore saint Cyprien, n’a point de part aux promesses qui lui ont été faites. Celui qui abandonne l’Eglise de Jésus-Christ ne recevra jamais les récompenses de Jésus-Christ. C’est un étranger, c’est un profane, c’est un ennemi. Il ne peut avoir Dieu pour Père, celui qui n’a pas l’Eglise pour Mère. Si personne n’a pu se sauver hors de l’arche de Noé, personne ne peut non plus se sauver hors de l’Eglise. » Hors de l’Eglise, pas de salut.

 

Dieu ayant créé l’homme à son image, Il a logiquement institué l’Eglise pour que la créature humaine puisse connaître infailliblement Sa volonté et parvenir à la réalisation de sa raison d’être. Nous l’avons dit, la raison d’être de l’homme n’étant autre que Dieu, il faut que l’Eglise catholique soit divine pour que l’homme puisse être enseigné et conduit sur la voie périlleuse du Salut. S’étonnera-t-on que Satan, l’Ange révolté et déchu, s’acharne depuis si longtemps à détruire et ruiner l’Eglise, unique lieu de la divinisation de l’homme dans le Christ ?

 

La Grâce sanctifiante

 

Il ne suffit pas de savoir que Dieu a créé l’homme à son image et qu’Il a institué l’Eglise comme moyen unique et efficace du Salut. Encore faut-il savoir – et reconnaître – que l’homme est incapable d’atteindre la réalisation de sa raison d’être si Dieu lui-même ne l’appelle et ne le conduit pas jusqu’au terme.

 

Nul ne s’autoproclame chrétien : cette dignité est conférée souverainement et gratuitement par Dieu seul. « Nous avons été appelés à l’Eglise de Jésus-Christ par une grâce particulière de Dieu, afin qu’avec la lumière particulière de la foi et par l’observation de la Loi divine nous lui rendions le culte qui lui est dû et nous parvenions à la vie éternelle. » (Catéchisme.)

 

Autant l’homme est fait pour Dieu et ne possède aucune raison d’être en-dehors de Dieu, autant, sa raison d’être étant non un « idéal » abstrait mais la Réalité absolue, il lui est impossible d’être véritablement humain sans l’aide de Dieu.

 

Cette aide s’appelle la grâce ; cependant, bien plus qu’un simple « coup de main » en vue d’une quelconque amélioration morale, la grâce n’est rien moins que la Très Sainte Trinité elle-même venant habiter dans l’âme.

 

Aussi est-il évident que nul ne saurait mériter la grâce ; en effet, « la grâce de Dieu est un don intérieur surnaturel, qui nous est donné sans aucun mérite de notre part, mais par les mérites de Jésus-Christ, en vue de la vie éternelle. » (Catéchisme.)

 

Etre chrétien, c’est être avant tout baptisé ; et le fait d’être baptisé introduit la personne dans un état inhabituel à la nature, quoique celle-ci ne puisse être vraiment ce qu’elle doit être que dans la mesure où elle s’y trouve : l’état de grâce. Contrairement à ce que l’on pense généralement à cause d’un abus de langage, l’état de grâce n’est pas un sentiment de plénitude ou de contentement, choses la plupart du temps éphémères et subjectives, mais un état objectif de station en Dieu.

 

Ami lecteur, si une telle expression ne veut rien dire pour vous, cela signifie qu’il vous manque l’essentiel, et que vous vivez en-deçà de l’humanité. Car il n’est de joie pour l’homme que de vivre conformément à sa nature ; et par le baptême, non seulement la nature humaine est-elle restaurée dans sa plénitude, mais encore ce premier effet n’est rien, comparé à la beauté surnaturelle de l’état de grâce qui est désormais sa condition ontologique.

 

Etre en état de grâce, c’est vivre de la vie de Dieu même, parce que le baptême opère une régénération qui fait de la créature humaine un enfant de Dieu : « La filiation divine est si élevée que nous pouvons à peine nous imaginer une relation plus intime entre Dieu et nous. La grâce y ajoute encore le privilège spécial de nous rendre les vrais amis de Dieu.

Chez les hommes, les enfants ne jouissent pas toujours de l’amitié de leur père ; ils peuvent l’offenser et même gravement, sans pour cela cesser d’être ses enfants. La grâce divine au contraire nous rend enfants de Dieu de telle manière qu’aussi longtemps que dure cette filiation, aussi longtemps que nous sommes nés de Dieu, nous demeurons aussi ses amis. » (Abbé Scheeben, Les merveilles de la grâce divine, p. 142.)

 

« Sans Moi, vous ne pouvez rien faire » a dit Notre-Seigneur Jésus-Christ. Dieu ayant créé l’homme dans le but unique et explicite de le rendre participant de la Nature divine, la vie temporelle n’est qu’une vaste préparation à cette destinée éternelle. Or, l’homme n’ayant d’autre fin que Dieu, il se trouve que s’il vient à s’écarter de la Voie qui mène de la terre au Ciel – l’obéissance aux Commandements de Dieu et de l’Eglise -, il ne saurait aller nulle part ailleurs que dans cette étendue infinie où Dieu n’est ni participé ni participable, et que l’Eglise, mais aussi toutes les religions en général, ont appelé l’Enfer.

 

La Charité

 

Contrairement à ce que disent plusieurs pour se rassurer, ce n’est pas l’Eglise qui a inventé le concept d’Enfer pour terroriser les peuples et les maintenir dans une hypothétique « aliénation ». L’existence de l’Enfer se déduit logiquement du fait que l’homme possède pour destinée éternelle la plus haute des félicités. Tout comme une ménagère qui userait de fantaisie dans la réalisation d’une recette culinaire, au point d’employer de l’acide à la place du lait, de l’arsenic à la place de la farine et de la soude à la place du sucre, ne parviendrait qu’à réaliser un gâteau uniquement propre à s’empoisonner elle-même et sa famille, de même celui qui ne suit pas fidèlement les Commandements de Dieu et de l’Eglise ne parvient qu’à rater sa vie et à se préparer une éternité empoisonnée d’échec, de souffrance et de désespoir.

 

S’il est si important de croire tout ce que l’Eglise enseigne, et non seulement de le croire mais de le croire fermement et exclusivement de tout ce qui peut contrevenir au Dogme chrétien, c’est parce que « le plus grand bien que nous puissions connaître par la foi, nous le recevons par la charité ; par elle, nous nous unissons sur terre à ce que nous espérons dans le ciel. … dans la foi, nous recevons une connaissance surnaturelle et divine, nous unissons notre connaissance à celle de Dieu et nous l’appuyons sur elle, afin de connaître Dieu comme il se connaît lui-même. Dans la charité chrétienne, le Saint-Esprit nous infuse un amour envers Dieu, pareil à celui qu’il se porte à lui-même, de sorte que nous pouvons nous unir à lui et nous plonger en lui d’une façon aussi intime que si nous possédions sa propre nature. » (Abbé Scheeben, op. cit., pp. 244, 224.)

 

La charité surnaturelle est le trésor et le secret des chrétiens pratiquants ; en dehors de l’état de grâce, qui permet de participer à la nature de Dieu qui est charité, tout n’est qu’erreur, ténèbres et illusion. Elle est réservée à ceux qui, devenus enfants de Dieu par le baptême, se maintiennent en état de grâce en se gardant du péché, ou du moins en se repentant de leurs péchés et en les confessant avec un profond repentir, afin d’obtenir la miséricorde et le pardon divins.

 

Parvenus à ce point, nous pouvons nous rendre compte que la religion chrétienne est essentiellement l’unique moyen qui permette à la nature humaine de vivre conformément à sa raison d’être et d’atteindre sa finalité réelle – et assurément pas un « supplément de sens » dont l’homme pourrait se passer sans trop de dommages.

 

Aussi l’homme n’a-t-il pas d’autre choix que d’être baptisé et de vivre en conformité avec la Loi de Dieu, ou bien de périr éternellement.

 

A suivre.

 

 

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