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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 12:59

Resurrexit, sicut dixit

 

Le Christ est ressuscité !

Le Carême prend fin ce samedi midi.

Trident

Allumage du Cierge, lors de la Vigile pascale anticipée.

Vigile pascale

Les Chanoines Réguliers de Saint Augustin célèbrent la Liturgie traditionnelle de la Semaine Sainte, à l’exclusion de toutes les nouveautés introduites par les profanateurs réformistes.

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 20:07

La Mission Sainte-Agnès vous souhaite

une bonne et sainte année.

 

Mgr French

Notre Evêque, S. E. Mgr Michael French, CRSA

en sa chapelle d'Ashford, Kent (Angleterre).

 

 

100 9139 00

Le saint Sacrifice de la Messe célébré durant

la fête de la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

 

 

 

 Le saint Sacrifice célébré à Ledesma, en Espagne.

 

 

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 18:12

 

La « voie de l’enfance spirituelle » culmine dans l’holocauste ou l’entière consumation dans l’Amour divin. Elle est une voie d’abandon qui mène au néant de soi et à la plénitude divine. A ce titre, elle est une imitation très exacte de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans sa douloureuse Passion, c’est-à-dire une pratique du renoncement absolu à toute volonté propre, à tout désir propre, et surtout à toute prétention d’être un tant soit peu soi-même indépendamment de Dieu – de Dieu seul.

 

Parce qu’elle se consacre au feu dévorant de la Charité surnaturelle, la « victime d’holocauste à l’Amour divin » ne connaît plus rien d’ici-bas, pour être plongée dans l’expérience parfaite de Dieu, qui détruit la nature pour l’assomptionner en la Fournaise ardente du Cœur de Dieu, comme l’atteste l’exemple de la vie de sainte Thérèse elle-même. A ce titre, cette doctrine spirituelle, réputée « voie certaine de salut » (Pie XI), s’avère être l’une des plus difficiles à pratiquer, étant donné l’attachement foncier à soi-même qui caractérise la créature humaine.

 

En réalité, rien n’est plus simple que de mourir d’amour en Dieu, mais rien n’est plus difficile à vouloir, c’est-à-dire à réaliser. L’état d’enfance spirituelle ne peut se singer : s’il n’est pas une illusion, alors il ne laisse à celui qui l’a réalisé aucune possibilité de retour sur soi. L’enfance spirituelle, c’est la mort du moi, de son orgueil, de sa volonté, de ses désirs, de ses curiosités, etc., et c’est la vie du Christ en l’âme et par l’âme – du Christ seul !

 

En résumé, la doctrine de sainte Thérèse de l’enfant-Jésus résume la définition de la vie chrétienne authentique : « la voie de l’humilité et de la simplicité de cœur » – dont l’orgueil de la vie est l’exact contraire.

 

Abbé Simon S.

 

Paru aux Editions Sainte-Agnès :

L’esprit de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Pour voir ou commander, cliquez ici.

 

 
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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 22:32

Fête de Notre Père

saint Augustin

au Prieuré

Notre-Dame de Walsingham

à Ashford,

le dimanche 28 août 2011

 

 

Bénédiction finale de la messe

 

 

Avec quelques fidèles de la Communauté…

 

 

Le Clergé autour de S. E. Monseigneur French

 

 

Relique de saint Augustin vénérée à Ashford

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 10:09

La position « sédévacantiste », ou la fidélité à la Tradition

 

Schéma récapitulatif TAS

 

 

La Synthèse est le pire de tous les moments de la Modernité, parce qu’elle offre à ceux qui s’étaient viscéralement identifiés avec l’opposition à l’antithèse la réalisation de leurs « revendications ». Désormais, les partisans de la thèse, qui avaient fait figure de dissidents voire de martyrs semblent triompher. Nous disons semblent, car en réalité ils sont trompés aussi bien que les partisans de l’antithèse ; en effet, le propre de la Synthèse étant de ne pas « retomber dans les vieilles erreurs » de la thèse que sont l’exclusivisme et le mépris, afin de réconcilier thèse et antithèse, la Synthèse amène les deux à une entente commune au nom d’un objectif supposé les transcender[1], dont le mot d’ordre est « l’unité dans la diversité », expression chère à l’actuel chef de l’église conciliaire.

Tout ceci apparaît très clairement dans le texte qui aura marqué le début de ce siècle – que l’on pressent atroce –, le « motu proprio Summorum pontificum » du 7 juillet 2007. Alors que les partisans de la thèse croient naïvement à un « retour de la tradition » et extrapolent en y voyant l’interdiction d’« abus liturgiques » qui n’en sont pas, la réalité de la Synthèse leur fait parcourir un  cheminement pédagogique fort apte, non pas à les faire entrer en Modernité (car ils sont déjà intrinsèquement modernes, ne serait-ce que par leur identification illusoire de la thèse avec la Tradition), mais à leur faire comprendre que ce qu’ils avaient pris pour une aberration n’est autre – et il est capital de considérer cela très sérieusement – que la volonté du Christ qui ne laissera pas les portes de l’Enfer prévaloir contre son Eglise. La conclusion qui s’impose à l’esprit du traditionaliste conséquent est que l’apostasie ne consiste pas à adhérer à une église qui a rompu avec la Tradition pour s’ouvrir à la Modernité, mais à refuser cette même Modernité au nom de la Tradition[2]. Il comprend alors qu’il ne faut pas croire que l’Eglise ne dit que la vérité, mais que tout ce que l’Eglise dit est la vérité – nuance fondamentale, qui, une fois assimilée, lui permet de résoudre les antagonismes irréductibles qu’implique le principe traditionnel de non-contradiction.

 

Ainsi, il est à même « d’interpréter le concile à la lumière de la tradition », expression désormais consacrée, qui permet de résumer l’effort (apparent) de la Synthèse. Là encore nous disons apparent, car la Synthèse est une nécessité, sa possibilité tenant au principe selon lequel la cause finale est contenue dans la cause première ; la Synthèse, souvenons-nous-en, n’est que l’aboutissement de la finalité en vue de laquelle la Modernité a été amorcée – donc elle est contenue en germe dans la thèse[3]. D’où son apparente – et « préoccupante », pour l’antithèse – affinité avec elle. D’ailleurs la logique de cette conclusion est renforcée, par le fait que, la Tradition étant la vie de l’Eglise, d’une part, il est aussi impie qu’absurde de vouloir préserver la Tradition contre l’Eglise, et de l’autre, vouloir « interpréter le concile à la lumière de la tradition » est… un truisme, puisqu’il est le produit même de la Tradition ! Les traditionalistes sont donc, en réalité, de bien pauvres gens à l’esprit très étroit, qui s’affranchissent péniblement des œillères de leur orgueil, pour parvenir laborieusement à des évidences… communément et spontanément admises par tout un chacun. Néanmoins, ils sont psychologiquement très utiles, parce qu’ils servent à donner de la stabilité aux néo-modernistes, toujours enclins à « vendre la mèche »[4]. On a toujours besoin de « gens sérieux » pour faire bon effet. N’est-ce pas le rôle des « idiots utiles » déjà évoqués ?

 

En effet, s’ils comprenaient que « la lettre tue mais l’esprit vivifie », ils cesseraient de prendre pour des abus la mise en œuvre de l’esprit de la nouvelle liturgie ; ils ne comprennent pas qu’il n’est d’abus que lorsqu’il y a règle intangible (comme dans la Messe de saint Pie V) ; or, comme le « concile » fut, d’une part « pastoral », c’est-à-dire qu’il visait « le vécu concret » des hommes, et de l’autre, une ouverture au monde – et donc l’instauration d’une perméabilité à l’esprit du monde, il va de soi que la nouvelle liturgie n’est plus astreinte aux règles intangibles et extrêmement contraignantes de l’ancienne. On n’interprète pas un concile « pastoral » avec les catégories d’un concile normal[5].

 

Il apparaît donc que les traditionalistes, non seulement se trompent et méconnaissent l’œuvre du Saint-Esprit, lorsqu’ils transposent après « Vatican II » les règles et la forma mentis en vigueur avant lui, mais encore – et partant – font preuve d’un manque total de charité envers leurs frères en humanité, ainsi que d’une peu édifiante dureté de cœur, qui donne libre cours à la critique des partisans de l’antithèse, qui voient souvent fort justement les faits, puisque, eux au moins, sont perméables au monde et indulgents envers ses misères, étant en cela – et quels que puissent être leurs « excès » par ailleurs – pénétrés de l’esprit du concile « Vatican II ». Ce n’est que dans cette perspective que, par exemple, le discours des « évêques » de France et leur mise en garde contre l’esprit de schisme sous-jacent chez de nombreux partisans de la « forme extraordinaire », cessera de résonner aux oreilles de ceux-ci comme une impertinence (!) et une moquerie cynique. Loin d’être une rébellion, c’est en réalité le discours de leur église, qui fait écho à l’intention de leur pape, qui veut moins « rétablir » la Tradition qu’intégrer ses partisans dans le pluralisme rituel d’une église unifiée[6]. Nous en donnons pour preuve que les évêques sont, eux aussi quoique d’une façon moins spéciale, assistés habituellement par le Saint-Esprit. Pourquoi les clercs et laïcs qui les reconnaissent comme valides et légitimes, et qui, de ce fait, leur sont hiérarchiquement inférieurs, seraient-ils plus « éclairés » qu’eux ?

 

*

*    *

 

Le lecteur aura compris que nous nous sommes placés, afin de la comprendre de l’intérieur, du point de vue interne de l’église conciliaire. Evidemment, tel que nous l’avons exposé, il repose tout entier sur la double erreur que tout ce que dit l’Eglise devient la vérité, et que la tradition est de facto la vie de l’Eglise. En effet, l’Eglise est l’organe de la Vérité, qui est Jésus-Christ, dont elle est l’Epouse immaculée et le Corps mystique ; la Vérité lui est antécédente (sinon antérieure), et c’est une absurdité que de penser que la Vérité n’est pas immuable. D’autre part, la Tradition n’est pas la vie de ce que l’on voit être de facto l’Eglise militante (qui n’est qu’une portion du Tout infrangible qu’est l’Eglise totale), mais la réception ininterrompue du dépôt confié par le Christ à ses Apôtres, à savoir, en un mot, Lui-même. La Tradition est le contenu de la Foi : or, « ce que l’on croit vient de ce que l’on entend », non pas n’importe quelle parole proférée par les autorités de l’Eglise (qui cessent de l’être si elles deviennent hérétiques), mais « ce que l’on entend venant de la Parole de Dieu », c’est-à-dire de Jésus-Christ, par la bouche de son Vicaire, qu’il utilise comme sa propre bouche, et qui donc ne peut ni mentir, ni errer ni tromper les fidèles.

 

Aussi convient-il de répéter que la Tradition est la vie de l’Eglise, et non qu’elle est la vie même de l’Eglise, ce qui ne possède absolument pas le même sens. Dans la première affirmation, on dit que la vie dont vit l’Eglise est toute surnaturelle – d’où l’on déduit le caractère divin de la Tradition ; tandis que dans la seconde, on dit que la vie que vit l’Eglise (entendue alors comme la vie naturelle d’une créature) est de facto la Tradition – réduisant cette dernière aux fluctuations naturelles (même si leur caractère providentiel est admis) du corps particulier qu’est l’Eglise au sein de la création. Or, l’Eglise étant très exactement le Corps mystique de Jésus-Christ, elle est précisément, nous l’avons dit, l’organe inaliénable et inaltérable de la Vérité[7]. Si donc elle semble se contredire, c’est qu’elle n’est plus elle-même, mais, se trouvant réduite aux hommes qui la gouvernaient – désormais détachés d’elle par l’hérésie – ce qui subsiste n’est plus qu’une organisation toute naturelle, et même infra-naturelle, donc diabolique à l’instar des « églises » protestantes.

L’église conciliaire est ainsi la face religieuse de ce monde-ci, avec lequel « Dieu ne veut avoir aucune part ». A ce titre, elle est la cheville ouvrière de la Synthèse qui doit mener à l’avènement de l’Antéchrist.

 

*

*    *

 

Si cette église-là était la très pure, très sainte et immaculée Epouse de Dieu, son propre Corps, nous aurions assisté au suicide de l’Immortel. Les « fumées de Satan » ne peuvent entrer que dans un corps qui n’est plus divin – comme en témoigne le protestantisme, qui est aussi une religion aux rites invalides. En fin de compte, ce n’est pas la noirceur de l’antithèse qui est la plus effrayante, mais la luminosité factice de la Synthèse. Aussi convient-il de se souvenir des paroles de l’Ecriture sainte : « Si nous-mêmes ou un ange du ciel, dit S. Paul, vous évangélisait autrement que nous vous avons évangélisés, qu’il soit anathème », Si licet nos, aut Angelus de cælo evangelizet vobis præterquam evangelizavimus vobis, anathema sit [8]. Le « nous-mêmes » qui a prêché la vérité, c’est l’apôtre, c’est l’Eglise de Jésus-Christ, vivant de la vie surnaturelle de l’Ame de son âme, de son Vrai Moi ; c’est l’organe, humain certes, mais divinisé, jouissant de l’infaillibilité par son union et identification au Fils éternel de Dieu ; en revanche, le « nous-mêmes » qui prêche un autre Evangile, c’est l’apôtre sans Dieu, devenu moins homme que démon, ce sont les princes de l’Eglises déchus de leur charge et de leur statut même de princes et de chrétiens : en un mot, c’est Satan, « qui se transforme » volontiers « en ange de lumière », ipse enim Satanas transfigurat se in angelum lucis [9]. Celui-là est anathème [10].

 

Evidemment, on nous objectera que notre propos se fonde sur la constatation du caractère hérétique des documents fondateurs de la nouvelle église. Or, aucune hérésie formelle n’a jamais été constatée, objecte-t-on en guise d’ultime argument…

Outre le fait que des hérésies formelles ont bien été enseignées, ajoutons qu’il est inouï qu’on n’ait jamais justifié l’Eglise aux yeux de ses propres enfants en s’escrimant à démontrer qu’elle n’était pas hérétique. La méthode a toujours consisté à montrer aux opposants qu’ils étaient eux-mêmes hérétiques. C’est d’ailleurs Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même qui nous donne le moyen de reconnaître un faux docteur, impliquant par là que son hérésie n’apparaît pas toujours aussi clairement que l’intelligence le voudrait. « Vous les connaîtrez à leurs fruits… car c’est par le fruit qu’on connaît l’arbre », A fructibus eorum cognoscetis eos… siquidem ex fructu arbor agnoscitur [11]. Le traditionalisme, parce qu’il s’est fait le partisan de la thèse, n’est qu’un des fruits pourris de l’église conciliaire, et plus généralement, de la Modernité.

 

Sur la base de ce que Mgr Gaume nous a expliqué du mystère de la manducation, nous pouvons conclure que tout ce qui peut être intégré dans l’église conciliaire montre qu’il en était déjà un aspect, nonobstant son schisme[12].[13] Le schisme ne saurait empêcher les traditionalistes d’être inscrits dans la dialectique moderne, car la Modernité elle-même est en état de schisme total vis-à-vis de la Tradition.

 

*

*    *

 

Extrait du commentaire du Traité de la concupiscence de Bossuet.

 



[1] Evidemment, cette dernière notion est parodique, car seul le spirituel est transcendant. Par ailleurs, le nouvel objectif, le nouveau front commun peut revêtir plusieurs aspects, comme la perspective d’un « conflit civilisationnel », une « confrontation des religions », les « défis du monde moderne », telle ou telle misère, etc. ; tout cela relève de l’inusable slogan « vers un monde meilleur », et constitue autant de couvertures qui masquent l’avènement du règne de l’Antéchrist.

[2] Il n’est pas anodin que la décision « pontificale » dont nous parlons ait été promulguée le 7.7.7 : bien plus que de la poudre aux yeux, puisqu’il est impossible – si l’on est attentif, contrairement à la majorité des traditionalistes – de voir dans ce « motu proprio »une abrogation (même lointaine ; au mieux, la préparation d’un affinement ou d’une mutation) de la nouvelle messe de Paul VI (identifiable alors, si c’était le cas, au 666 de la Bête, Apocalypse 13.18), deux interprétations restent possibles : ou bien l’instauration d’une dualité de rites (ordinaire et extraordinaire) a pour but de contrer l’avènement de ce que la Modernité a de pire (mais de quoi s’agit-il ?) – ce qui n’est qu’une légitimation tout illusoire de la Synthèse, car c’est, justement, là, comme nous l’avons dit, le moment le plus terrible de la Modernité ; ou bien c’est la Tradition, en tant que distincte de la thèse, qui est d’essence satanique – et cela va dans le sens de notre explication. Dans le premier cas, « 777 » est une naïveté (?) capable de séduire et d’enthousiasmer les naïfs partisans de la thèse ; dans le second, c’est une manifestation à peine voilée du caractère proprement satanique des faux papes néo-modernistes, et spécialement du présent, qui passe d’autant plus inaperçu qu’il est un « conservateur ». 

[3] L’antithèse s’avère donc être le nécessaire – même si paradoxal – agent actualisateur. Il n’est alors pas étonnant que les partisans de l’antithèse aiment à se dire proches du Saint-Esprit, le véritable Agent actualisateur de la volonté divine, dont ils sont la parodie. Il est très commun de parler de la Révolution dans l’Eglise en termes de « souffle prophétique ».

[4] Ainsi ce prélat néo-moderniste qui lança l’expression d’ « église conciliaire ». Une remarque que l’on applique avec succès aux protestants vaut tout aussi bien pour les conciliaires : les « excès » que l’on constate chez eux ne sont pas des déviances dues à des opinions privées individuelles qui rompraient avec la doctrine officiellement professée, mais bien les développements maximaux les plus conséquents de l’esprit, ou de la logique de cette même doctrine. Le socinien qui ne croit pas à la Trinité parce que le mot ne se trouve pas dans la Bible ne fait qu’appliquer en toute rigueur le sola scriptura réformé ; le cardinal qui, au lendemain de « Vatican II », se félicitait que ce dernier ait été « 1789 dans l’Eglise », n’affichait pas un modernisme parasitaire étranger aux travaux des pères conciliaires, mais révélait avec une rigoureuse acuité l’esprit même de l’ouverture au monde voulue par « Jean XXIII ».

[5] Si tant est que la notion de « concile pastorale » signifie quoi que ce soit.

[6] C’est ce qu’il a clairement laissé entendre dans sa fameuse réponse donnée dans l’avion qui le conduisait à Lourdes, en automne 2008. Le motu proprio « Summorum pontificum » veut ménager une place à ceux dont la sensibilité leur fait préférer l’ancien rite. Le propos est exactement le même que celui de Paul VI, le reproche en moins : l’attachement à la Tradition (?) est une question de goût ; de « bon goût » peut-être, mais de simple goût quand même !

[7] L’acte de foi ne nous fait-il pas dire que nous croyons tout ce que Dieu a révélé et qu’il nous enseigne par son Eglise, car il ne peut ni se tromper ni nous tromper. Nous croyons parce que Dieu est infaillible ; or, nous ne croyons que par l’enseignement de l’Eglise : si celle-ci est infaillible, elle tient cette infaillibilité de Dieu même, dont elle est le Corps ; donc, tout ce qui est susceptible d’errer n’est pas l’Eglise. Dès l’origine de leur schisme, les hérétiques protestants ne se sont ainsi jamais faits prier pour proclamer hautement que leur église n’est en aucun cas infaillible. Se rendent-ils compte que, en vertu de leur propre principe de faillibilité, ils affirment qu’ils doivent exciter la défiance et être toujours présumés menteurs ? Ils veulent à tout prix être anticatholiques ; c’est pourquoi ils sont moins humains que sataniques, leur père étant celui qui est menteur dès l’origine.

[8] Galates 1.8.

[9] 2 Corinthiens 11.14.

[10] Contrairement au vrais conciles de l’Eglise, « Vatican II » a rejeté l’emploi de la formule canonique Si quis… anathema sit ; peut-être la Providence a-t-elle empêché l’impudence par trop criante d’un anathème anathémisant. Mais il est aussi possible de comprendre que, du moment que l’on s’ouvre à « l’ange de lumière », on s’identifie si bien à l’anathème, que la notion même en perd son odieux. Dans un sens, être moderne, c’est être anathème ; nous ne disons pas « volontairement moderne », car si tout homme naît avec le péché originel, pourquoi l’homme naissant en Modernité ne serait-il pas nativement anathème ? – De toutes façons, le baptême le purge de cette malédiction. Mais alors, la situation du baptisé volontairement moderne est « pire que la première »...

[11] Matthieu 7.16 ; 12.33.

[12] Depuis leur excommunication, ces gens – ou du moins bon nombre d’entre eux, qui ne furent jamais désavoués par leurs autorités – ne s’étaient-ils pas fait un point d’honneur de démontrer qu’ils n’étaient « ni schismatiques ni excommuniés », affirmant par là même qu’ils assumaient consciemment leur rôle de partisans de la thèse, au sein du ternaire satanique ?

[13] C’est pourquoi on n’a jamais vu de « ralliés » contraints de renoncer à la « messe traditionnelle » ; bien au contraire, tous ont toujours joui de très grands privilèges, d’une totale impunité pour leurs propos passés, voir présents, ainsi que des encouragements relatifs de la hiérarchie, sinon diocésaine (largement partisane de l’antithèse), du moins « vaticane ». La seule et unique condition d’un si luxueux accueil est l’adhésion, ne serait-ce que passive, à l’apostasie de « Vatican II ». Hæc omnia tibi dabo, si cadens adoraveris me ! (Matthieu 4.9)

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 16:58

Autel Sainte Agnes

 

 

« La bienheureuse Agnès, en foulant aux pieds les avantages d'une illustre naissance, a mérité les splendeurs du ciel ; en méprisant ce qui fait l’objet du désir des hommes, elle a été associée au partage de la puissance du roi éternel en recevant une mort précieuse pour confesser J.-C : elle mérita en même temps de lui être conforme. »

 

Saint Ambroise

 

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 19:41

  mysteries nativitas

Une Vierge-Mère est la première création du Saint-Esprit, dans le Nouveau Testament : un Homme-Dieu est la seconde. L’ordre de la Rédemption demandait qu’il en fût ainsi. D’une femme et d’un homme coupables, Satan avait formé la Cité du mal ; par un de ces harmonieux contrastes, si fréquents dans les œuvres de la sagesse infinie, d’une femme et d’un homme parfaitement justes, le Saint-Esprit formera la Cité du bien. Nous connaissons la nouvelle Ève, il reste à étudier le nouvel Adam.

Diviniser l’homme est l’éternelle pensée de Dieu. Sataniser l’homme est l’éternelle pensée de l’enfer. Diviniser, c’est unir ; sataniser, c’est diviser : sur ces deux pôles opposés se balance le monde moral. Pour diviniser l’homme, le Verbe créateur a résolu de s’unir hypostatiquement la nature humaine. Homme-Dieu, Il deviendra le principe de générations divinisées. Mais qui lui donnera cette nature humaine qu’Il n’a pas, et dont Il a besoin ? Qui Le fera Homme-Dieu ? Au Saint-Esprit est réservé ce chef-d’œuvre. Sans doute, Il ne crée pas la divinité, mais Il crée l’humanité et l’unit d’une union personnelle au Verbe incréé.

 

Extrait du Traité du Saint-Esprit de Mgr Gaume 

 

 

Autel Ashford

 

Chapelle Our Lady of Mercy, à Ashford 

 

Autel 

 Oratoire Sainte-Agnès, à Golfe-Juan

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 21:20

Abbe Simon

 

M. l’Abbé Simon S., Directeur de la Mission Sainte-Agnès.

 

 

Bienvenue à la Mission Sainte-Agnès ! A l’adresse des visiteurs que la Providence guidera vers ce site, voici quelques

 

Réflexions sur le christianisme

et la vie chrétienne en Modernité.

 

 

1. Postulats

 

Trouver – et non donner – le sens de la vie

 

Ils sont aujourd’hui nombreux ceux qui cherchent à « donner un sens à leur vie ». Le monde moderne est rempli d’occasions, diverses et variées, de rajouter quelque chose d’intéressant à une existence qui, sans cela, serait morne et vide. Rares sont les individus qui ne sont pas, d’une manière ou d’une autre, « en quête », qui de « valeurs », qui de « spiritualité », qui de moyens de percer la grisaille d’une vie trop « matérialiste ».

 

Aussi, par tous les moyens possibles – qui vont du sport à la philosophie, en passant par les œuvres caritatives et l’engagement écologique – on cherche à infuser dans sa vie une dimension transcendante, jusqu’à investir son temps, son énergie et ses économies dans cette quête incessante.

 

Il est vrai que l’aspiration à la transcendance, à ce « quelque chose de plus », est inscrite au cœur même de la nature humaine. Or, le problème est que la Modernité, de par ses présupposés intellectuels et la structure mentale qu’elle génère et encourage, ne laisse pas d’autre possibilité aux modernes que de « chercher un sens à leur vie ». Tant de philosophes, d’artistes, de personnalités en tous genres ont clamé sur tous les tons que « si le monde ne nous plaît pas, il ne tient qu’à nous de le changer » – qu’il n’est plus grand’monde pour être encore capable d’en douter. La « créativité » de tout un chacun est censée pouvoir « inventer » du sens à la vie humaine, laquelle, sans cela, serait intrinsèquement absurde.

 

Or, cette façon de concevoir les choses est fondamentalement vicieuse. En effet, alors que depuis Newton (pour les sciences physiques) et Kant (pour la philosophie), la réalité expérimentale n’est plus perçue que comme un chaos dépourvu de sens interne, auquel la Science moderne s’attache à conférer un sens le plus cohérent possible, la Tradition, quant à elle, affirme que le sens de la vie humaine – et de l’univers – n’est pas à découvrir, mais à apprendre.

 

A juste titre, d’ailleurs. L’homme n’est assurément pas le fruit d’une évolution du moins vers le plus : il est la créature parfaite que Dieu a créée (en une seule fois) à son image, et qui, logiquement, appartient à Celui qui l’a faite. De plus, il est absurde de professer croire à un Créateur tout en refusant d’admettre qu’il serait ridicule, de la part d’une « Intelligence supérieure », d’avoir amené à l’existence des créatures douées de raison, pour les livrer à elles-mêmes sans jamais Se révéler à elles…

 

Dieu n’est pas un père indigne : la créature qu’il a créée, il l’a aussi instruite. A aucun moment de son existence l’homme n’a-t-il été un primate dépourvu de langage et de raison : dès le commencement l’homme a reçu de Dieu la connaissance de sa raison d’être.

 

Or, la raison d’être de l’homme, c’est Dieu.

Une fois que l’on sait cela, est-il encore possible d’avoir l’audace de chercher à donner du sens à sa vie ? N’est-il pas plus logique de vivre conformément à sa raison d’être ?

 

L’Eglise catholique, seul moyen de salut

 

Il n’est pas très difficile à l’homme de comprendre qu’il est bien plus qu’un animal ; en revanche, ce qui pose problème pour lui, c’est de reconnaître la nécessité de mener une vie qui soit différente de celle d’un animal. Après tout, il est très appréciable de se laisser aller au gré de ses instincts ou des « valeurs » auxquelles on veut bien adhérer, tout en menant sa vie comme on l’entend.

 

Cette vie-là est une vie impie et sacrilège.

Impie, parce qu’elle est un affront permanent à Dieu et à sa Loi ; sacrilège, parce qu’elle est un détournement constant de la raison d’être de l’homme.

 

Au fond de lui-même, le moderne sait parfaitement qu’il a tort ; il sait que la vie que la Modernité lui permet de mener est une aberration et que, après la mort, il n’y a pas le néant mais la Rétribution, le Jugement et l’Eternité. Ces notions découlent du fait même qu’il existe une nature humaine.

 

La culture des loisirs, qui tend de plus en plus à s’installer en occident, rend accessible des choses, des idées, des textes qui jusqu’à présent étaient restés plus ou moins inaccessibles ou ignorés du grand public. Aussi, on ne compte plus les amateurs de doctrines plus ou moins exotiques, de spiritualités hors-norme et autres spiritualités « non-religieuses ». Le point commun entre tous ces centres d’intérêt c’est qu’ils sont « garantis non-catholiques ». On veut bien des mythes, des rites, des pratiques et des techniques, pourvu qu’elles n’aient aucun lien avec le christianisme.

A la rigueur, on veut bien du christianisme, mais uniquement dans la mesure où il est hérétique, schismatique, parallèle, déviant, « areligieux », « athée », libéral, poétique, philosophique. Les hérétiques de tout poil fleurissent, les vieilles églises schismatiques viennent répandre leur propagande anti-romaine, recrutant leurs adeptes parmi tout ce que le catholicisme compte de mécontents, de laxistes, d’hétérodoxes et d’individualistes.

 

Et pour parachever le tout, l’Eglise moderniste, issue du funeste « Concile Vatican II », se charge de dégoûter ce qui reste par une fluctuation doctrinale, liturgique et disciplinaire, résultat d’une « ouverture au monde » qui a contribué à « éclipser » l’Eglise de Notre-Seigneur Jésus-Christ, selon la parole de Notre-Dame aux petits bergers de la Salette.

 

Saint Cyprien de Carthage, un Père de l’Eglise, affirme que l’Eglise catholique, « l’Epouse de Jésus-Christ ne peut pas être corrompue, car elle est chaste et incorruptible ». Bossuet, le grand évêque de Meaux, déclare que « l’Eglise ne varie jamais ». Le Catéchisme de S. Pie X enseigne que l’Eglise ne peut se tromper dans ce qu’elle nous donne à croire, qu’elle ne peut être détruite ni périr, parce qu’ « elle est toujours assistée par le Saint-Esprit ».

 

« Quiconque se sépare de l’Eglise, dit encore saint Cyprien, n’a point de part aux promesses qui lui ont été faites. Celui qui abandonne l’Eglise de Jésus-Christ ne recevra jamais les récompenses de Jésus-Christ. C’est un étranger, c’est un profane, c’est un ennemi. Il ne peut avoir Dieu pour Père, celui qui n’a pas l’Eglise pour Mère. Si personne n’a pu se sauver hors de l’arche de Noé, personne ne peut non plus se sauver hors de l’Eglise. » Hors de l’Eglise, pas de salut.

 

Dieu ayant créé l’homme à son image, Il a logiquement institué l’Eglise pour que la créature humaine puisse connaître infailliblement Sa volonté et parvenir à la réalisation de sa raison d’être. Nous l’avons dit, la raison d’être de l’homme n’étant autre que Dieu, il faut que l’Eglise catholique soit divine pour que l’homme puisse être enseigné et conduit sur la voie périlleuse du Salut. S’étonnera-t-on que Satan, l’Ange révolté et déchu, s’acharne depuis si longtemps à détruire et ruiner l’Eglise, unique lieu de la divinisation de l’homme dans le Christ ?

 

La Grâce sanctifiante

 

Il ne suffit pas de savoir que Dieu a créé l’homme à son image et qu’Il a institué l’Eglise comme moyen unique et efficace du Salut. Encore faut-il savoir – et reconnaître – que l’homme est incapable d’atteindre la réalisation de sa raison d’être si Dieu lui-même ne l’appelle et ne le conduit pas jusqu’au terme.

 

Nul ne s’autoproclame chrétien : cette dignité est conférée souverainement et gratuitement par Dieu seul. « Nous avons été appelés à l’Eglise de Jésus-Christ par une grâce particulière de Dieu, afin qu’avec la lumière particulière de la foi et par l’observation de la Loi divine nous lui rendions le culte qui lui est dû et nous parvenions à la vie éternelle. » (Catéchisme.)

 

Autant l’homme est fait pour Dieu et ne possède aucune raison d’être en-dehors de Dieu, autant, sa raison d’être étant non un « idéal » abstrait mais la Réalité absolue, il lui est impossible d’être véritablement humain sans l’aide de Dieu.

 

Cette aide s’appelle la grâce ; cependant, bien plus qu’un simple « coup de main » en vue d’une quelconque amélioration morale, la grâce n’est rien moins que la Très Sainte Trinité elle-même venant habiter dans l’âme.

 

Aussi est-il évident que nul ne saurait mériter la grâce ; en effet, « la grâce de Dieu est un don intérieur surnaturel, qui nous est donné sans aucun mérite de notre part, mais par les mérites de Jésus-Christ, en vue de la vie éternelle. » (Catéchisme.)

 

Etre chrétien, c’est être avant tout baptisé ; et le fait d’être baptisé introduit la personne dans un état inhabituel à la nature, quoique celle-ci ne puisse être vraiment ce qu’elle doit être que dans la mesure où elle s’y trouve : l’état de grâce. Contrairement à ce que l’on pense généralement à cause d’un abus de langage, l’état de grâce n’est pas un sentiment de plénitude ou de contentement, choses la plupart du temps éphémères et subjectives, mais un état objectif de station en Dieu.

 

Ami lecteur, si une telle expression ne veut rien dire pour vous, cela signifie qu’il vous manque l’essentiel, et que vous vivez en-deçà de l’humanité. Car il n’est de joie pour l’homme que de vivre conformément à sa nature ; et par le baptême, non seulement la nature humaine est-elle restaurée dans sa plénitude, mais encore ce premier effet n’est rien, comparé à la beauté surnaturelle de l’état de grâce qui est désormais sa condition ontologique.

 

Etre en état de grâce, c’est vivre de la vie de Dieu même, parce que le baptême opère une régénération qui fait de la créature humaine un enfant de Dieu : « La filiation divine est si élevée que nous pouvons à peine nous imaginer une relation plus intime entre Dieu et nous. La grâce y ajoute encore le privilège spécial de nous rendre les vrais amis de Dieu.

Chez les hommes, les enfants ne jouissent pas toujours de l’amitié de leur père ; ils peuvent l’offenser et même gravement, sans pour cela cesser d’être ses enfants. La grâce divine au contraire nous rend enfants de Dieu de telle manière qu’aussi longtemps que dure cette filiation, aussi longtemps que nous sommes nés de Dieu, nous demeurons aussi ses amis. » (Abbé Scheeben, Les merveilles de la grâce divine, p. 142.)

 

« Sans Moi, vous ne pouvez rien faire » a dit Notre-Seigneur Jésus-Christ. Dieu ayant créé l’homme dans le but unique et explicite de le rendre participant de la Nature divine, la vie temporelle n’est qu’une vaste préparation à cette destinée éternelle. Or, l’homme n’ayant d’autre fin que Dieu, il se trouve que s’il vient à s’écarter de la Voie qui mène de la terre au Ciel – l’obéissance aux Commandements de Dieu et de l’Eglise -, il ne saurait aller nulle part ailleurs que dans cette étendue infinie où Dieu n’est ni participé ni participable, et que l’Eglise, mais aussi toutes les religions en général, ont appelé l’Enfer.

 

La Charité

 

Contrairement à ce que disent plusieurs pour se rassurer, ce n’est pas l’Eglise qui a inventé le concept d’Enfer pour terroriser les peuples et les maintenir dans une hypothétique « aliénation ». L’existence de l’Enfer se déduit logiquement du fait que l’homme possède pour destinée éternelle la plus haute des félicités. Tout comme une ménagère qui userait de fantaisie dans la réalisation d’une recette culinaire, au point d’employer de l’acide à la place du lait, de l’arsenic à la place de la farine et de la soude à la place du sucre, ne parviendrait qu’à réaliser un gâteau uniquement propre à s’empoisonner elle-même et sa famille, de même celui qui ne suit pas fidèlement les Commandements de Dieu et de l’Eglise ne parvient qu’à rater sa vie et à se préparer une éternité empoisonnée d’échec, de souffrance et de désespoir.

 

S’il est si important de croire tout ce que l’Eglise enseigne, et non seulement de le croire mais de le croire fermement et exclusivement de tout ce qui peut contrevenir au Dogme chrétien, c’est parce que « le plus grand bien que nous puissions connaître par la foi, nous le recevons par la charité ; par elle, nous nous unissons sur terre à ce que nous espérons dans le ciel. … dans la foi, nous recevons une connaissance surnaturelle et divine, nous unissons notre connaissance à celle de Dieu et nous l’appuyons sur elle, afin de connaître Dieu comme il se connaît lui-même. Dans la charité chrétienne, le Saint-Esprit nous infuse un amour envers Dieu, pareil à celui qu’il se porte à lui-même, de sorte que nous pouvons nous unir à lui et nous plonger en lui d’une façon aussi intime que si nous possédions sa propre nature. » (Abbé Scheeben, op. cit., pp. 244, 224.)

 

La charité surnaturelle est le trésor et le secret des chrétiens pratiquants ; en dehors de l’état de grâce, qui permet de participer à la nature de Dieu qui est charité, tout n’est qu’erreur, ténèbres et illusion. Elle est réservée à ceux qui, devenus enfants de Dieu par le baptême, se maintiennent en état de grâce en se gardant du péché, ou du moins en se repentant de leurs péchés et en les confessant avec un profond repentir, afin d’obtenir la miséricorde et le pardon divins.

 

Parvenus à ce point, nous pouvons nous rendre compte que la religion chrétienne est essentiellement l’unique moyen qui permette à la nature humaine de vivre conformément à sa raison d’être et d’atteindre sa finalité réelle – et assurément pas un « supplément de sens » dont l’homme pourrait se passer sans trop de dommages.

 

Aussi l’homme n’a-t-il pas d’autre choix que d’être baptisé et de vivre en conformité avec la Loi de Dieu, ou bien de périr éternellement.

 

A suivre.

 

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 23:32

 Lumiere du Christ

Soli Deo Honor & Gloria !

 

Par la grâce de Dieu, et sous les auspices de Son Excellence Mgr Michael French, évêque catholique traditionnel, la Mission Sainte-Agnès a ouvert ses portes, il y a quelques mois, dans la petite ville de Golfe-Juan (Alpes-Maritimes). Elle entend offrir aux fidèles catholiques soucieux du salut éternel de leur âme un centre où la sainte Messe de toujours est offerte à Dieu, dans le respect le plus absolu à la Tradition de la sainte Eglise catholique, apostolique et romaine.

 

Les âmes catholiques qui aiment Notre-Seigneur Jésus-Christ et sa Très Sainte Mère dans un esprit paisible de foi, d’espérance et de charité y trouveront un accueil fraternel, et celles qui cherchent la vérité dans le désir de la trouver, un lieu où la Foi catholique traditionnelle pourra leur être expliquée et enseignée.

 

Nous sommes donc heureux d’accueillir toute personne sérieusement intéressée par la pratique catholique traditionnelle, fidèle à l’intégrité de la Foi et des préceptes de l’Eglise une, sainte, catholique apostolique et romaine. Conformément au commandement de Notre-Seigneur Jésus-Christ, la Charité surnaturelle est notre principal souci. Aussi, loin des polémiques stériles, nous désirons, avec l’aide de Dieu, préserver cet unique nécessaire sans lequel rien de ce que le chrétien peut faire ne lui sert pour la vie éternelle (cf. I Corinthiens XIII).

 

Primat de la Charité surnaturelle, centralité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Règne du Saint-Sacrement, dévotion à la Bienheureuse Vierge Marie : telles sont les préoccupations de la mission Sainte-Agnès – telle est la normalité de la quête du Royaume de Dieu et de sa Justice.

 

Comme il est malsain d’accorder au moyen de communication facilitée qu’est l’internet une importance exagérée, ce présent site entend être une simple interface de communication, par laquelle toute personne intéressée par la Foi traditionnelle pourra jeter un coup d’œil sur un aspect de la vie liturgique catholique – et non une « paroisse virtuelle », piège immanquable de la fantaisie individualiste, ruine des âmes et facteur d’illusions…

 

Rien ne remplace la vie paroissiale réelle ; aussi, nous vous invitons à utiliser l’adresse du courriel (abbesscharf (arobase) yahoo (point) fr ) pour toute question, demande de renseignement ou assistance spirituelle.

 

Que le Bon Dieu vous bénisse.

 

Abbé Simon,

responsable de la Mission

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 20:41

 Confirmation2

 

Par la grâce de Dieu,

Son Excellence Mgr French a conféré a plusieurs baptisés le sacrement de Confirmation durant la sainte Messe, dimanche 19 septembre dernier.

 

Salut du S. Sacrement

   

Communauté

 

De la Confirmation,

par Bossuet

 

Représenter la descente du Saint-Esprit au jour de la Pentecôte (Act., III), ouïes apôtres donnant la confirmation à Samarie (Act., VIII, 14, 15, 16, 17), et saint Paul la donnant à Ephèse (Act., XIX, 1, etc.).

 

Qu’est-ce que la confirmation?

C'est un sacrement qui nous donne le Saint-Esprit, et qui nous fait parfaits chrétiens.

 

N'avons-nous pas le Saint-Esprit par le baptême ?

Oui : nous l'avons, mais ce n'est pas avec la même force que dans la confirmation.

 

Comment est-ce que la confirmation nous fait parfaits chrétiens ?

En augmentant en nous la grâce du baptême, et en nous donnant la force de confesser le nom de Jésus-Christ.

 

Que veut dire ce mot, confirmer ?

Il veut dire donner de la force.

 

Donnez-moi l'exemple de quelque occasion où le sacrement de confirmation donne de la force.

Si un infidèle menaçait un chrétien qui aurait été confirmé, de le faire mourir, à moins qu'il ne voulût renoncer à la foi, ce sacrement donnerait courage au chrétien pour ne pas craindre ces menaces, et pour persévérer dans la foi.

 

Qui est le ministre de ce sacrement ?

C'est l'évêque.

 

Que fait l'évêque en donnant la confirmation?

Il étend premièrement les mains sur ceux qu'il doit confirmer en invoquant le Saint-Esprit, afin qu'il descende sur eux avec ses dons.

 

Que faut-il faire pendant que l'évêque fait cette prière ?

Ouvrir son cœur au Saint-Esprit par un acte de foi, et par le désir de le recevoir.

 

De quelle matière se sert l'évêque dans la confirmation ?

Du saint chrême.

 

Qu’est-ce que le saint chrême ?

De l'huile d'olive mêlée de baume, que l'évêque à consacrée le Jeudi Saint.

 

Que signifie l'huile dans la confirmation ?

Elle signifie l'abondance de la grâce du Saint-Esprit, qui se répand dans les âmes.

 

Que signifie le baume mêlé avec l'huile ?

Le baume par sa bonne odeur signifie que le chrétien, qui est prêt à confesser la foi, doit édifier le prochain par l'odeur d'une sainte vie.

 

Que fait l'évêque avec le saint chrême sur celui qui est confirmé?

Il lui en fait une onction en forme de croix sur le front.

 

Pourquoi sur le front ?

Parce que le front est la partie la plus haute et la plus apparente du corps.

 

Pourquoi encore ?

Parce que les signes de la honte et de la crainte paraissent principalement sur le front.

 

Et que veut-on dire par là ?

Qu'il faut faire une profession ouverte de la foi de Jésus-Christ, et qu'on n'a ni crainte ni honte de confesser son nom.

 

Pourquoi fait-on l'onction en forme de croix ?

Pour montrer qu'on ne doit pas rougir de la croix de Jésus-Christ.

 

Pourquoi l'évêque donne-t-il un soufflet à celui qu'il a confirmé ?

Afin qu'il se souvienne qu'il doit être prêt à souffrir toutes sortes d'affronts et de peines.

 

Faut-il être en état de grâce, afin de recevoir ce sacrement?

Oui, il faut être en état de grâce.

 

Pourquoi ?

A cause que ce sacrement augmentant la grâce et confirmant la sainteté, il suppose qu'elle soit déjà dans le fidèle.

 

Que doit faire le chrétien qui doit recevoir ce sacrement, s'il se sent en péché mortel?

Il doit se confesser avant que de le recevoir.

 

Dans quel temps est-on plus obligé de recevoir la confirmation?

Dans le temps que l'Eglise est persécutée.

 

Mais le doit-on négliger lorsque l'Eglise est dans la paix?

Non, parce que les enfants de Dieu ont toujours à souffrir une espèce de persécution.

 

Quelle est cette persécution que les enfants de Dieu ont toujours à souffrir?

C'est que le démon les tente, et que le monde les contraint, autant qu'il peut, à vivre selon ses maximes.

 

Est-ce un péché de ne se pas présenter au sacrement de confirmation?

Oui, quand c'est par mépris qu'on ne s'y présente pas.

 

Ne doit-on pas se presser de recevoir ce sacrement ?

On le doit, principalement quand on prévoit que l'occasion de le recevoir ne reviendra pas de longtemps, et peut-être jamais.

 

A quel âge doit-on recevoir la confirmation?

On la donne ordinairement quand on commence à avoir l'usage de la raison.

 

Lorsque la confirmation donne le Saint-Esprit, donne-t-elle la même grâce que les apôtres reçurent le jour de la Pentecôte?

Oui, elle donne la même grâce, mais non pas de la même manière.

 

Pourquoi la même grâce ?

Parce que le Saint-Esprit habite dans le chrétien qui est confirmé, comme il habita dans les apôtres, et qu'il lui donne comme à eux la grâce de confesser la foi.

 

Pourquoi ne recevons-nous pas cette grâce de la même manière ?

Parce que les apôtres la reçurent sous la figure des langues de feu, au lieu qu'elle est figurée par le saint chrême à celui qui est confirmé.

 

Peut-on recevoir deux fois la confirmation ?

Il s'en faut bien garder, ce sacrement ne peut se réitérer.

 

Que doit faire le chrétien pour en conserver la grâce ?

Il la doit souvent renouveler par le souvenir, et en invitant le Saint-Esprit à demeurer dans son cœur.

 

 

J. B. Bossuet, Catéchisme qui doit se faire dans l’Eglise et dans l’école, leçon xviii.

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Blason épiscopal de S. E. Mgr Michael French, crsa

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Qui sommes-nous ?

JesuMariaNous sommes une communauté de prêtres catholiques sédévacantistes, Chanoines réguliers de Saint-Augustin, sous l'obédience de Monseigneur Michael French (Royaume-Uni). Nos Ordres sacrés viennent de l'Eglise catholique romaine, transmis par le Rituel du Pontificale romanum traditionnel.

Nous professons la Foi catholique orthodoxe, célébrons la Liturgie selon les décrets du saint Concile de Trente en suivant l'Ordo traditionnel, et pratiquons la discipline ecclésiastique conformément au Code de Droit canon de 1917.

 

Mgr French-copie-1   

Hors de l'Eglise il n'y a pas de salut. Il est nécessaire d'être catholique romain pour être agréable à Dieu et éventuellement sauvé. Seul le respect intégral de la Tradition préserve la vraie piété et les moeurs catholiques.

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96757066 oPour contacter le webmaistre et recteur de la Mission Sainte-Agnès, vous pouvez écrire à l'adresse suivante :

 

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Ce lieu de culte étant privé, on est prié de s’annoncer en téléphonant ou écrivant à l’Abbé.

   

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