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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 22:30

Mme Cécile J. Bruyère

Abbesse de Sainte-Cécile de Solesmes

____________

 

La sainte Liturgie

dans le temple de l’âme


Retable de l%27Agneau mystique (10)

Jan van Eyck (1390-1441) retable de l’Agneau mystique, Gand (détail)

 

 

D

ieu n’a pu créer que pour sa gloire, et tout le devoir des créatures intelligentes doit être par là-même ramené à cette pensée unique d’un culte non seulement intérieur, mais encore visible et solennel, rendu à la divine majesté. Celui qui est inscrit en tête du livre, Notre-Seigneur Jésus-Christ, le primogenitus omnis creaturarum, est le premier qui rend à Dieu ce culte suprême voulu éternellement par la volonté divine : « Ecce venio, ut faciam, Deus, voluntatem tuam », « Voici que je viens pour faire, ô Dieu, votre volonté. »[1] Il est venu pour rendre à son Père, comme créature, l’hommage le plus complet que Dieu puisse recevoir, une gloire qui soit à la taille de Dieu pour ainsi dire, puisqu’elle lui est offerte par Dieu lui-même, l’union hypostatique donnant à la nature humaine du Verbe Incarné, une dignité et une splendeur uniques : Ideo ingrediens mundum dicit : Hostiam et oblationem noluisti, corpus autem aptasti mihi. C’est pourquoi le Fils de Dieu en entrant dans le monde dit : Vous n’avez point voulu d’hostie ni d’oblation, mais vous m’avez formé un corps. »[2] La résolution de Notre-Seigneur était évidente : son Incarnation avait pour but de le rendre capable d’être pontife et hostie, afin d’offrir à la divinité le culte le plus parfait et le plus élevé qu’une créature intelligente pût offrir.

La venue du Fils de Dieu sur terre est encore une autre conséquence. Quoi qu’il en soit du motif de l’Incarnation, elle atteignit aussitôt ce résultat : d’associer à l’œuvre liturgique des créatures intelligentes, élevées à l’état surnaturel, et pour lesquelles le Fils de Dieu devait pousser la condescendance jusqu’à se faire non seulement holocauste, mais hostie pour le péché, effaçant leurs fautes, réparant toutes leurs erreurs ; de telle sorte que ces créatures concourussent désormais à son propre sacrifice, comme les membres d’un même corps dont il est le chef : « In qua voluntate sanctificati sumus per oblationem corporis Jesu Christi semel : Or c’est cette volonté qui nous a sanctifiés par l’oblation du corps de Jésus-Christ, qui a eu lieu une seule fois. »[3]

La mission du Verbe Incarné est donc une mission de pontife ; c’est en cette qualité que l’apôtre saint Paul voulait qu’il fût considéré par les chrétiens parfaits : « Unde, fratres sancti, vocationis cœlestis participes, considerate apostolum et pontificem confessionis nostrœ, Jesum, qui fidelis est ei qui fecit illum : Vous donc, frères saints, participants de la vocation céleste, considérez Jésus, l’apôtre et le pontife de la religion que nous professons ; voyez comme il est fidèle à celui qui l’a établi tel. »[4] Or, ce sacerdoce n’a pas été reçu dans le Christ d’une manière transitoire et momentanée, mais d’une manière permanente : « Hic autem eo quod maneat in œternum, sempiternum habet sacerdotium. Unde et salvare in petpetuum potest accedentes per semetipsum ad Deum : semper vivens ad interpellandum pro nobis. Mais comme celui-ci demeure éternellement, il possède un sacerdoce éternel. C’est pourquoi il peut toujours sauver ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder pour nous. »[5]

Ainsi le souverain pontificat est éternel et son exercice est à jamais : non seulement dans la personne adorable du Fils de Dieu, mais encore dans cette tribu sacerdotale dont il est le chef, « genus electum, regale sacerdotium, race choisie, sacerdoce royal »[6], où tous sont prêtres, bien qu’à des degrés divers, et tous appelés à concélébrer avec le Pontife souverain. Le sacrifice offert par lui est unique, car il ne pouvait offrir plusieurs fois un sacrifice qui demeure, et qui épuise par une seule et permanente oblation toutes les justes réclamations de la majesté divine. « Non enim in manufacta sancta Jesus introivit, exemplaria verorum ; sed in ipsum cælum, ut appareat nunc vultui Dei pro nobis... Christus semel oblatus est ad multorum exhaurienda peccata : En effet Jésus n’est pas entré dans ce sanctuaire fait de main d’homme, qui n’était que la figure du véritable, mais dans le ciel même, afin d’être maintenant présent en notre faveur devant la face de Dieu... Le Christ a été offert une fois pour effacer les péchés de plusieurs. »[7]

On ne peut donc s’étonner que saint Jean, regardant avec son œil d’aigle ce qui se passe dans l’inaccessible lumière, nous ait montré Jésus, notre pontife, l’auteur et le consommateur de notre foi exerçant son ministère au centre de la création rachetée dont il est la clef de voûte. Il célèbre au milieu du trône même, car il est Dieu ; et les anéantissements de son Incarnation, les opprobres que lui a valus notre rédemption, loin de lui soustraire les honneurs qui lui sont dus, ont porté son Père à exalter son nom d’homme au-dessus de tout nom : « Et omnis lingua confiteatur quia Dominus Jesus Christus in gloria est Dei Patris : Et que toute langue confesse que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père. »[8]

C’est donc au sein de la gloire du Père, au centre du trône que nous voyons l’Agneau, debout comme un triomphateur et un Sacrificateur, Agnum stantem tamquam occisum habentem cornua septem.[9] Il est immolé, car il est victime universelle ; il porte les sept cornes, symbole de la puissance de l’Esprit septiforme qui s’est reposé sur lui et l’a oint prœ consortibus suis. Seul il a le pouvoir de lever les sept sceaux du livre, car il est l’hiérarque suprême, l’initiateur par excellence et l’interprète des plus profonds mystères ; ce droit lui a été obtenu par sa victoire. Mais à peine l’exerce-t-il, que les quatre animaux et les vingt-quatre vieillards se prosternent devant lui ; les cithares de la louange divine éclatent de toutes parts, l’encens de la prière des saints fume dans les coupes d’or, et les rachetés font résonner l’hymne de leur perpétuelle reconnaissance : Dignus es, Domine, accipere librum et aperire signacula ejus, quoniam occisus es, et redemisti nos Deo in sanguine tuo, ex omni tribu, et lingua, et populo et natione ; et fecisti nos Deo nostro regnum et sacerdotes.[10]

Et comme l’Agneau n’est pas seulement le complément de notre hiérarchie humaine, mais le pontife de la hiérarchie universelle, les Anges l’acclament à leur tour : car dès que le Père l’a introduit dans le monde, il leur a commandé de l’adorer ; et ils accomplissent cet ordre avec enthousiasme, chantant l’hymne qui leur est propre : Dignus est Agnus, qui occisus est, accipere virtutem, et divinitatem, et sapientiam, et fortitudinem, et honorem, et gloriam, et benedictio-nem.[11] A ces accords puissants qui célèbrent la victoire de l’Agneau, se joint la louange de celui à qui est offert le sacrifice de l’Agneau, et l’hymne incomparable que chantent les habitants du ciel, sans qu’il cesse ni le jour ni la nuit : Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus Deus omnipotens, qui erat, et, qui est, et qui venturus est.[12] Et afin de mieux confesser que celui qu’ils adorent est l’être par soi et l’auteur de tous les dons, ils jettent leurs couronnes devant le trône, témoignant ainsi que leur victoire vient de lui et qu’il ne couronne que ses dons en couronnant leurs mérites. C’est alors que l’on entend ce cantique : Dignus es, Domine Deus noster, accipere gloriam, et honorem, et virtutem, quia tu creasti omnia, et propter voluntatem tuam erant, et creata sunt.[13] Or la lumière qui rayonne sur cette fonction liturgique éternelle n’est pas une lumière d’emprunt, un soleil créé, ou un astre quelconque, nam claritas Dei illuminavit eam, et lucerna ejus est Agnus.[14] Telle est la liturgie de l’Église triomphante dont le développement s’accomplit sous le souffle de l’Esprit-Saint ; car c’est par lui que notre Agneau s’est offert, per Spiritum Sanctum semetipsum obtulit immaculalum Deo.[15]

Mais notre Pontife n’a pas voulu abandonner son Épouse durant les jours de son pèlerinage ; cliquez ici pour télécharger le texte entier en format pdf 


[1] Hebr. X, 9.

[2] Hebr. X, 3.

[3] Heb. X, 10.

[4] Ibid., III, 1-2.

[5] Ibid., VII, 24-25.

[6] I Petr. II, 9.

[7] Hebr. IX, 24-28.

[8] Phil. II, 11.

[9] Apoc. V, 6.

[10] Apoc. V, 9-10.

[11] Ibid., 12.

[12] Apoc. IV, 8.

[13] Ibid., 11.

[14] Ibid., XXI, 23.

[15] Hebr. IX, 14.

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 09:22

Note utile sur les règles du jeûne et de l’abstinence,

d'après le Code de Droit canonique (1917)

Règles du jeûne : Sont tenues au jeûne les personnes qui ont accompli leur 21ème année et ce jusqu’au commencement de leur 60ème (Can. 1254 §2).

En jour de jeûne, il est permis de prendre (Can. 1251 §1) :

– un repas principal, normal,

– et deux collations maigres (sans viande) dont la somme ne doit pas équivaloir au repas principal.

Il est permis de manger de la viande au repas principal, excepté les jours d’abstinence. (Can. 1251 §2)

Entre les repas, il est permis de boire de l’eau, du lait et du jus de fruit.

 

Règles de l’abstinence : Les règles de l’abstinence obligent tout baptisé à partir de l’âge de 7 ans (Can. 1254 §1).

Les jours d’abstinence la viande, le jus de viande et les bouillons de viande sont interdits, mais non les laitages, les œufs et les condiments tirés de la graisse des animaux (Can. 1250).

 

Les jours de jeûne (Can. 1252 §3) :

– tous les jours du Carême, jusqu’au Samedi Saint à midi (Can. 1252 §4).

 

Les jours de jeûne et d’abstinence (Can. 1252 §2) :

– mercredi des Cendres,

– les vendredis et samedis de Carême (cette loi s’arrête le Samedi Saint à midi. Can. 1252 §4),

– les jours des Quatre-Temps,

– les Vigiles de la Pentecôte, de la Toussaint, de l’Immaculée Conception, et de Noël.

 

Les jours d’abstinence (Can. 1252 §1) :

– tous les vendredis de l’année.

 

La loi du jeûne et l’abstinence cesse les dimanches et les fêtes de préceptes, excepté les fêtes qui tombent en Carême (Can. 1252 §4).

 

En raison des plaintes et des larmes versées par Notre-Dame à La Salette, il est vivement recommandé de s’abstenir autant que possible totalement de viande tout au long du Carême. (« Le Carême, ils vont à la boucherie, comme les chiens », disait-Elle des mauvais chrétiens.)

 

feu-cendres1 

(Feu des rameaux bénits)


« O Dieu que l’humilité fléchit et que la pénitence apaise, daignez, en votre bonté, prêter l’oreille à nos prières. Tandis que vos serviteurs reçoivent l’imposition de ces cendres, répandez sur eux la grâce de votre bénédiction, remplissez-les de l’esprit de componction, accordez-leur le juste objet de leur demande, et gardez-leur toujours fermes et intacts les bienfaits que vous leur aurez donnés. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il »


+

Le Carême dans l’Eglise primitive.

 

« Les chrétiens d’alors non seulement s’abstenaient de manger de la viande, mais encore, ils ne consommaient aucun sous-produit animal, c’est-à-dire le beurre, les œufs et le fromage (cette règle est encore en vigueur chez les Orientaux) ; ils ne prenaient pas non plus de vin, ni même de poisson.

Le jeûne était tenu toute la journée et n’était rompu qu’après Vêpres, le soir. »

 

(Texte tiré du Bulletin de la paroisse sédévacantiste Ste-Gertrude-la-Grande (Cincinnati aux Etats-Unis), Dimanche de la Quinquagésime 2008.)

Bon et saint Carême !




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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 16:53

Fête des apparitions de N.-D. de Lourdes

du 11 février au 16 juillet 1858

 

« La terre déserte et sans chemin se réjouira et elle exultera ; et la solitude fleurira comme le Lis. Germant, elle germera et elle exultera toute joyeuse et chantant des cantiques. »

(Is., xxxv, 1.)

 

 11 fev.


1er Prélude. – J'assisterai avec la plus sainte émotion à la première apparition de la Très Sainte Vierge le 11 février 1858. L'angélus va sonner ; trois petites filles ramassent des branches mortes sur le bord du Gave. Soudain l'une d'elles, Bernadette, fille du meunier Soubirous, entend comme un souffle de vent et levant les yeux, elle aperçoit dans une niche rustique tapissée d'églantines et formée par la roche Massabielle, la Très Sainte Vierge debout et environnée de clarté. Sa longue robe blanche laisse ressortir, reposant sur le roc, ses pieds sur chacun desquels s'épanouit une rose. Une ceinture bleue retient les plis de sa robe et retombe en deux bandes larges et flottantes. Un voile blanc couvre sa tête et ses épaules et descend jusqu'au bas de sa robe. Ses mains sont jointes ; à l'un de ses bras pend un chapelet. La dame sourit et fait signe à l'enfant en prenant son rosaire.

 

 

2ème Prélude. – Ave Maria, gratia plena.

 

1er Point. – Ce que la Très Sainte Vierge désire. – Ce n'est pas pour elle qu'elle apparaît sur notre terre, pour sa gloire, c'est pour nous, pour nous apprendre à  prier, pour nous guérir, nous convertir et nous sauver... Nous apprendre à prier, à dire des Ave Maria, à réciter le chapelet attentivement, pieusement, fréquemment, constamment s'il se peut ; elle fait signe à l'enfant de le dire, de ne pas se lasser de le dire. Elle-même semble faire glisser son chapelet entre ses doigts pour l'encourager, pour lui montrer l'importance qu'elle attache à cette prière ; elle sourit quand on l'imite, elle en semble heureuse et se fait voir, à mesure qu'on prie, « plus belle, et si bonne! » « Qu'on vienne, qu'on reste et qu'on prie, dit-elle ; vous pouvez toutes venir, je vous verrai avec plaisir et d'autres personnes encore ». Et la douce, la toujours humble jusque dans la gloire, ajoute : « Faites-moi la grâce de venir ici pendant quinze jours. » La grâce ! Ah ! Auguste Reine qui daignez fouler notre sol, qui vous préparez à répandre vos bienfaits, la grâce, l'immense grâce est pour nous, pécheurs ! – Dix-huit fois Marie apparaît, et toujours elle répète : « priez, priez ! » Un jour elle est triste, elle a quelque chose de douloureux à communiquer à son enfant : « Oh ! Madame, qu'avez-vous ? que faut-il faire ? – Priez pour les pécheurs ! ... Pénitence, pénitence, pénitence ! Et pour qu'on comprenne bien ce que doit être cette pénitence désirée, demandée par son Cœur de Mère qui veut sauver ses enfants ingrats et égarés, elle indique à l'enfant des pratiques de mortification simples mais éloquentes, qui condamnent nos sensualités dans les repas, les aises et le sans-gêne de notre vie de baptisés : « Buvez de l'eau de la fontaine, mangez l'herbe qui croît autour... baisez la terre pour les pécheurs... » Puis : « Qu’on bâtisse une chapelle, qu'on vienne en pèlerinage, en procession... je suis l'Immaculée Conception, je désire une chapelle ici… » Vos volontés sont accomplies, Vierge Sainte : votre sanctuaire est élevé, les pèlerinages et les processions sont organisés, on se fatigue, on jeûne, on se mortifie, la prière est incessante... sauvez-nous, sauvez-nous !

 

2ème point. – Ce que la Très Sainte Vierge promet. – « Elle est bien belle, la Dame du rosier, disait Bernadette, et surtout bien bonne ! » Oui, bonne ! Écoutons la promesse qui jaillit de son Cœur maternel : « Je vous promets de vous rendre heureuse, non en ce monde mais dans l'autre. » Le bonheur de ce monde est donc peu de chose, puisque Marie le dédaigne pour l’enfant de ses faveurs ! mais celui du ciel ! « Je vous promets... » délicieuse parole, parole sur laquelle l'âme peut compter, sans crainte d'être déçue ; c'est la parole de la Mère de Dieu toute-puissante par grâce comme Dieu est tout-puissant par nature. Combien de fois l'a-t-elle réalisée à Lourdes ! Que de malades qui y vont chercher la santé du corps en rapportent celle de l'âme ! qui demandent la guérison et reçoivent la résignation, l'abandon à la volonté de Dieu, des désirs de souffrance et des aspirations célestes. Mais la sainte Vierge guérit aussi : on peut lui appliquer ces paroles d'Isaïe : « Elle fortifie les mains languissantes et raffermit les genoux débiles... Les yeux des aveugles s'ouvrent, les oreilles des sourds entendent, le boiteux bondit comme le cerf et la langur des muets est déliée, parce que des eaux se sont répandues dans le désert et des torrents dans la solitude. » (Is., xxxv, 1.) – « Oh ! oui, la vie que nous avions perdue nous a été rendue par vous, sainte Mère de Dieu qui du Ciel avez reçu un Fils et qui avez enfanté le Sauveur. » (Messe de N.-D. du Carmel.)

 

Résolution.

 

Fuir les moindres fautes afin d'imiter la pureté de celle qui a dit : « Je suis l'Immaculée-Conception.

 

  (Extrait de Méditations pour les premiers vendredis du mois, Paris, 1896.)

 




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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 22:08

Soixante-dix-sept

 grâces et fruits attachés à

l’assistance à

la sainte Messe traditionnelle

par le R. P. Martin de Cochem

frère mineur capucin

 

extrait de son Explication du Saint Sacrifice de la Messe, Paris : Casterman, 1901

Imprimatur : Tornaci, die 10 Januarii 1901, V. Cantineau, can. Cens. lib.

_____________________

 

1. Dieu le Père envoie son Fils à la terre pour notre salut.

2. Par obéissance envers son Père et par amour pour nous, Jésus-Christ s’abaisse jusqu’à se cacher sous les espèces du pain et du vin.

3. L’Esprit-Saint change le pain et le vin au corps et au sang de Jésus-Christ.

4. Jésus-Christ s’anéantit jusqu’à être réellement présent dans la moindre parcelle de chaque Hostie consacrée.

5. Jésus-Christ renouvelle le mystère de l’Incarnation.

6. Il naît de nouveau pour nous.

7. Sur l’autel il donne tous les témoignages d’amour qu’il avait accordés aux hommes durant sa vie terrestre.

8. Il renouvelle sa douloureuse Passion et nous laisse participer à ses fruits.

9. Jésus-Christ meurt spirituellement et donne pour nous sa noble vie.

10. Il offre son Précieux Sang au Père éternel en notre faveur.

11. Il arrose notre âme de son sang adorable et la purifie de ses souillures.

12. Il s’offre pour nous en holocauste et rend à Dieu tout l’honneur qui lui est dû.

13. Si vous rendez à Dieu cet honneur en union avec Jésus-Christ, vous compensez tout l’honneur que vous avez manqué de lui rendre.

14. Jésus-Christ se fait votre sacrifice de louange et compense les louanges que vous avez refusé de rendre à Dieu.

15. En offrant ces louanges du Fils de Dieu à son Père céleste, vous lui rendez plus de gloire que ne lui en peuvent donner les anges.

16. Jésus-Christ se fait votre sacrifice de reconnaissance et supplée à votre ingratitude.

17. L’offrande de ce sacrifice de reconnaissance rend à Dieu tous ses bienfaits.

18. Jésus-Christ expie pour vous et apaise la colère de Dieu.

19. Il vous pardonne les péchés véniels, pourvu que vous ne vouliez plus les commettre.

20. Il compense le bien que vous avez omis.

21. Il répare vos négligences dans l’accomplissement du bien.

22. Il vous remet les péchés commis par inadvertance, ceux que vous ignorez ou que vous avez oublie d’accuser en confession.

23. Il est votre sacrifice de satisfaction et éteint une partie de nos dettes envers la justice divine.

24. En assistant à la sainte Messe, vous pouvez expier plus de péchés que par les plus grandes pénitences, car :

25. Jésus-Christ vous communique une partie de ses mérites, qu’à votre tour vous pouvez offrir à son Père céleste pour vos péchés.

26. Jésus-Christ prie aussi instamment pour vous à la sainte Messe, qu’il l’a fait sur la Croix pour ses ennemis.

27. Son Précieux Sang crie miséricorde, autant de fois qu’il en a répandu de gouttes.

28. Ses sacrées plaies implorent votre pardon.

29. A cause de la prière de Jésus, vos prières pendant la sainte Messe sont exaucées plus favorablement.

30. Votre prière durant la sainte Messe, devient très efficace, parce que :

31. Jésus l’offre à son Père en union avec la sienne.

32. Il plaide votre cause et s’occupe de votre salut.

33. Tous les anges présents prient pour vous, et offrent votre prière à leur souverain Maître.

34. Par la vertu de la sainte Messe, le démon se tient à distance.

35. Le prêtre prie tout particulièrement pour les assistants et leur rend ainsi le saint sacrifice plus salutaire.

36. En assistant à la sainte Messe, vous devenez prêtres spirituels et Jésus-Christ vous accorde le pouvoir d’offrir le saint sacrifice pour vous et, pour d’autres.

37. La sainte Messe est le présent le plus agréable que vous puissiez offrir à la très sainte Trinité.

38. Ce présent est plus précieux que le ciel et la terre.

39. Il vaut Dieu même.

40. Il est la plus grande gloire de Dieu.

41. Il est la joie de la sainte Trinité.

42. Ce noble don est à vous, Jésus-Christ vous ayant cédé !

43. L’audition de la sainte Messe est le plus grand culte de latrie.

44. Par cette audition, vous rendez les plus rands hommages à l’Humanité de Jésus-Christ.

45. Vous honorez dignement la Passion du Sauveur et vous en recueillez les fruits.

46. Vous honorez et réjouissez la Mère de Dieu.

47. Vous honorez et réjouissez les âmes et les âmes plus que par beaucoup d’autres prières.

48. C’est le meilleur moyen d’enrichir votre âme.

49. C’est la bonne œuvre par excellence.

50. C’est un suprême acte de foi qui vous assure une grande récompense.

51. En vous prosternant pieusement, humblement devant les saintes espèces, vous accomplissez un acte sublime d’adoration.

52. Chaque fois que vous regardez plein de foi la sainte Hostie, vous gagnez une récompense spéciale au ciel.

53. Chaque fois que vous vous frappez la poitrine avec contrition de vos péchés, vous obtenez rémission de plusieurs fautes.

54. Si vous aviez le malheur d’être en état de péché mortel et que vous entendiez dévotement la sainte Messe, Dieu vous offrirait chaque fois la grâce de la conversion.

55. La sainte Messe augmente en vous la grâce sanctifiante et vous attire beaucoup de grâces actuelles.

56. En assistant à la sainte Messe vous êtes spirituellement nourri du corps et du sang de Jésus-Christ.

57. Vous avez l’insigne grâce de pouvoir contempler Jésus-Christ sous les saintes espèces.

58. Vous recevez la bénédiction du prêtre que Dieu ratifie au ciel.

59. L’assistance à la sainte Messe attire aussi des bénédictions temporelles.

60. Elle préserve de beaucoup de malheurs.

61. Elle fortifie contre les tentations.

62. Elle attire la grâce d’une bonne mort.

63. Une Messe entendue en l’honneur des anges et des saints, vous procure leur protection et leur secours très puissant.

64. A l’heure de la mort, les Messes que vous aurez entendues deviendront un sujet de consolation et de confiance en la divine miséricorde.

65. Elles vous accompagneront devant le juste juge et demanderont grâce pour vous.

66. Un grand nombre de Messes bien entendues, adouciront pour vous les flammes du purgatoire, car :

67. chacune d’elles diminue la peine temporelle, plus que la plus dure pénitence.

68. Une seule Messe bien entendue pendant votre vie sera plus profitable à votre âme qu’un grand nombre offertes après votre mort.

69. La dévotion à la sainte Messe vous vaudra une grande gloire au ciel.

70. Chaque Messe que vous entendez élève votre futur rang au ciel et augmente votre béatitude éternelle.

71. Vous ne sauriez prier plus efficacement pour vos amis qu’en assistant à la sainte Messe.

72. C’est un moyen assuré de rendre les bienfaits reçus.

73. Les malheureux, les malades, les mourants en sont puissamment secourus.

74. Nous y obtenons la conversion des pécheurs.

75. Tous les fidèles en retirent d’abondantes bénédictions.

76. Les âmes du purgatoire en sont réconfortées.

77. Les pauvres qui n’ont pas le moyen de faire célébrer des Messes pour leurs chers défunts, peuvent, en y assistant dévotement, délivrer ces chères âmes du feu du purgatoire.

 


Une Messe vaut plus que tous les trésors du monde !

S. Léonard de Port-Maurice

 

 

 

*

Sans cet auguste sacrifice de louange,

le monde ne subsisterait plus…

 

  R. P. Martin de Cochem

 

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 20:42

Sainte Agnès,

Vierge et Martyre

Patronne de notre oratoire de Golfe-Juan

 

SteAgnes01 Image de la sainte, honorée à Golfe-Juan
 

Figure très connue et jouissant d’une vénération toute particulière dans l’Eglise, Sainte Agnès est une sainte d’une envergure toute particulière, puisqu’elle est fêtée une première, puis une seconde fois. Il est à noter que le 21 janvier, jour de son martyre, est aussi celui de Louis XVI, sacrifié à la Modernité par les idiots utiles de la Révolution française. De même, le 28 janvier est aussi la fête du bienheureux empereur Charlemagne, modèle des Souverains chrétiens, figure capitale de la non-Modernité.

 

« Quelle gloire est comparable, dit Dom Guéranger, à celle de cette enfant de treize ans, dont le nom retentira jusqu’à la fin des siècles dans le Canon sacré du Sacrifice universel ! […]

O enfant si pure au milieu de la contagion de Rome, si libre au milieu d’un peuple esclave, combien le caractère de notre Emmanuel paraît en vous ! Il est Agneau, et vous êtes simple comme lui ; il est le Lion de la tribu de Juda, et, comme lui, vous êtes invincible. Quelle est donc cette nouvelle race descendue du ciel qui vient peupler la terre ? »

 

Comment ne pas comprendre que, de nos jours, sa puissante intercession est d’un secours très précieux pour les chrétiens qui veillent à pratiquer sérieusement cette « haine du monde » préconisée par S. Jean, à laquelle fait écho la formule de S. Augustin : « Aimer Dieu jusqu’au mépris de soi ». Comment la persévérance finale et la force d’embrasser le martyre pour l’amour de N.-S. Jésus-Christ seront-elles données à ceux qui, aujourd’hui, aiment, chérissent ou convoitent les attraits fallacieux du Monde, sous sa forme la plus insidieuse : la Modernité ?

 

Au jour de la tribulation, consentira-t-il à « perdre son âme » pour l’amour de Jésus-Christ, celui qui ne s’y est pas préparé de toutes ses forces par le détachement des objets sensibles et par la mortification ?

 

« Ames pures, âmes tentées, âmes qui voulez garder le précieux dépôt que Dieu vous a confié, allez à Agnès, invoquez-la souvent et elle vous donnera cet esprit de force et de douceur à la fois qui la fit triompher du préfet de Rome et de ses tourments.

Comme l’héroïque enfant, les séductions terrestres vous laisseront indifférentes et vous ne serez plus sensibles qu’aux attraits des plaisirs éternels ! »

 


relique

Grande relique de la sainte, vénérée à Golfe-Juan, autour de laquelle cet oratoire s'est bâti.  

 

Cette relique a été sauvée de la profanation et de la destruction par un pieux chrétien, qui nous l’a par la suite confiée, afin qu’elle soit restituée à la sainte Eglise catholique. Par l’intercession de la sainte ont été obtenus plusieurs miracles, dont des conversions.

 

_______________________
 

Image pieuse 1  Image pieuse 2
Images pieuses de sainte Agnès
que l'on peut obtenir gratuitement en s'adressant à l'adresse de l'oratoire de Golfe-Juan indiquée ici 

 

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 17:50

 

 -IHS-

Le Saint Nom de Jésus

 

 

L

e Nom de Dieu est Je suis, יהוה. Seul par l’invocation de ce Nom, dit le Prince des apôtres, est obtenu le salut, car il est lui-même « le Salut de Dieu », étymologie hébraïque du saint Nom de Jésus.

 

  Jésus-Christ en Croix est la manifestation du Premier Moteur immobile. En effet, il va sans dire que Notre-Seigneur était dans une position d’immobilité absolue, cloué par les mains et les pieds ; et pourtant, dit saint Robert Bellarmin, la Croix « lui servit de chair pour enseigner, d’autel pour offrir le sacrifice, de champ pour combattre, et de théâtre pour faire éclater sa puissance. »[1] Comme son nom l’indique, la douloureuse Passion du Christ fut l’immolation de l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde, en se faisant péché lui-même[2], et en expiant par le versement intégral de son sang l’acte qui faisait de nous les débiteurs insolvables du Créateur[3]. « Il a été offert parce que lui-même l’a voulu, et il n’a pas ouvert sa bouche, dit saint Isaïe ; comme une brebis, il sera conduit à la tuerie, et comme un agneau devant celui qui le tond, il sera muet et il n’ouvrira pas sa bouche », Oblatus est quia ipse voluit, et non aperuit os suum ; sicut ovis ad occisionem ducetur, et quasi agnus coram tondente se obmutescet, et non aperiet os suum [4]. Dans cet état très réel (et non seulement apparent) d’immobilité de son humanité, Notre-Seigneur se révèle lui-même attirant tout à lui, comme il l’avait prophétisé en ces termes : « Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tout à moi (or il disait cela, pour marquer de quelle mort il devait mourir) », Et ego si exaltatus fuero a terra, omnia traham ad meipsum (hoc autem dicebat, significans qua morte esset moriturus) [5], que précédait cette déclaration : « C’est maintenant le jugement du monde, maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors », Nunc judicium est mundi : nunc princeps hujus mundi ejicietur foras [6].

L’attraction universelle opérée sans mouvement [7] par le Premier Moteur immobile, révèle qu’il est aussi la Fin ultime de la création. La Croix est le triomphe sur le monde, par la révélation de la Victoire permanente et éternelle de l’Immobilité du Premier Principe, « en qui il n’y a ni changement, ni ombre de vicissitude »[8]. C’est moins Jésus-Christ qui est cloué à la Croix qu’elle à lui : après l’avoir embrassée sur le chemin, voici qu’il la brandit comme l’étendard de sa charité[9]. La signification originelle du ihs est particulièrement illuminatrice. Originellement formée de quatre lettres[10], ihsv, elle signifie in hoc signo vinces, « Par ce Signe tu vaincras », l’agencement de ces initiales forment en grec le nom hébraïque de Jésus : ΙΗΣΟΥΣ, soit ihsv(h), qui n’est autre que l’imprononçable Tétragramme (ihvh) rendu invocable par la révélation de l’Amour de Dieu, le Saint-Esprit que représente le s.

 

La victoire sur le monde est donc obtenue dans le Christ, comme le répète en mille endroits saint Paul : in Christo Jesu. Aussi devons-nous comprendre que, lorsque le Seigneur nous intime cet ordre : « Tenez-vous en repos, et voyez que c’est moi qui suis Dieu », Vacate, et videte quoniam ego sum Deo [11], cela signifie : Soyez crucifiés avec le Christ, car « ceux qui sont au Christ ont crucifié la chair avec ses vices et ses convoitises. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’esprit. Ne devenons pas avides d’une vaine gloire », Qui autem sunt Christi, carnem suam crucifixerunt cum vitiis, et concupiscentiis. Si spiritu vivimus, spiritu et ambulemus. Non efficiamur inanis gloriæ cupidi [12]. Le monde, l’existence, est mouvement – nous ne disons même pas mouvement « désordonné », car, affirme Bossuet, tout mouvement est une privation du Bien immuable et impassible, donc un mal, c’est-à-dire l’orgueil de la vie.

 

Extrait du commentaire du
Traité de la concupiscence de Bossuet,
Paris : Ed. Ste-Agnès, 2009, p. 254-257.

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JesuMaria

In nomine Jesu omne genu flectatur, cælestium, terrestrium, et infernorum : et omnis lingua confiteatur, quia Dominus Jesus Christus in gloria Dei Patris.

 

« Qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et dans les enfers ; et que toute langue confesse que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père. »

(Introït)

 

Sermon Pour La Fete Du Saint Nom De Jesus - 03.01.2010

________

 

  oratoire1a

 

 


[1] S. Robert Bellarmin, Des sept paroles de Jésus-Christ sur la Croix, Avignon : Seguin, 1835, p. 5.

[2] 2 Corinthiens 5.21.

[3] Colossiens 2.14 ; Matthieu 18.25.

[4] Isaïe 53.7.

[5] Jean 12.32-33.

[6] Jean 12.31.

[7] Notons aussi que cette attraction n’a rien de fondamentalement moral ; bien au contraire, la perspective de la crucifixion de leur Maître n’eut aucun aspect roboratif, mais fit fuir les disciples, sauf saint Jean.

[8] Jacques 1.17.

[9] Cantique 2.4, dans l’hébreu.

[10] On remarquera que le ihs est toujours complété graphiquement par les saints clous disposés en v.

[11] Psaume 45.11.

[12] Galates 5.24.

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 13:07

Saint Antoine de Padoue et l’âne de l’hérétique

 

Nous sommes un petit groupe de catholiques, qui conservons les pratiques de l’Eglise traditionnelle. Nous entendons demeurer fidèles au seul rite de la Sainte Messe que le Concile de Trente (1570) a codifié ; de même, nous conservons les autres rites et usages que ce Concile et l’usage reçu ont confirmés ou promulgués, et qui ont été en vigueur jusqu’aux hérésies du « Concile Vatican II ». Seuls ces rites sont aptes à rendre à Dieu le culte saint qui lui est dû, du moins en Occident latin.

Contrairement à beaucoup de traditionalistes, nous n’entendons pas nous engager dans des polémiques concernant la validité des Ordres, la maniaquerie dans les pratiques rituelles, ou le degré d’erreur de Vatican II. Nous estimons que de telles discussions font plus de tort que de bien, qu’elles sont la cause de nouvelles blessures infligées au Corps mystique de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et ne sont pas propices à la piété.

 

Notre Communauté, quoique parfois contrainte à vivre dans le monde, s’astreint à l’observance de la Règle de saint Augustin, autant que cela est possible. Nous nous livrons à diverses activités professionnelles pour subvenir à nos besoins ainsi qu’à ceux du culte divin.

 

Nous avons commencé en étant un groupe de cinq prêtres, ordonnés en France dans la lignée de Mgr Thuc. Nous travaillions auprès de catholiques en détresse, dans la banlieue de Londres. Toutefois, le décès de trois d’entre nous nous a contraints de réduire notre apostolat. Depuis ce temps, tout en conservant notre petite communauté londonienne, d’autres nous ont rejoints, en France et au Cameroun.

 

Quant à l’actuelle crise de connaît l’Eglise, notre position est celle du sédévacantisme, qui est la plus logique.

 

En France, nous possédons deux chapelles, l’une à Reims, l’autre à Golfe-Juan. Nous sommes heureux d’accueillir toute personne sérieusement intéressée par la pratique catholique traditionnelle, fidèle à l’intégrité de la Foi et des préceptes de l’Eglise une, sainte, catholique apostolique et romaine. Conformément au commandement de Notre-Seigneur Jésus-Christ, la Charité surnaturelle est notre principal souci. Aussi, loin des polémiques stériles, nous désirons, avec l’aide de Dieu, préserver cet unique nécessaire sans lequel rien de ce que le chrétien peut faire ne lui sert pour la vie éternelle (cf. I Corinthiens XIII).

  


Pour la

à Reims,
merci de nous contacter aux coordonnées fournies dans l’encadré ci-dessus.

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coatofarms

Blason épiscopal de S. E. Mgr Michael French, crsa

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Qui sommes-nous ?

JesuMariaNous sommes une communauté de prêtres catholiques sédévacantistes, Chanoines réguliers de Saint-Augustin, sous l'obédience de Monseigneur Michael French (Royaume-Uni). Nos Ordres sacrés viennent de l'Eglise catholique romaine, transmis par le Rituel du Pontificale romanum traditionnel.

Nous professons la Foi catholique orthodoxe, célébrons la Liturgie selon les décrets du saint Concile de Trente en suivant l'Ordo traditionnel, et pratiquons la discipline ecclésiastique conformément au Code de Droit canon de 1917.

 

Mgr French-copie-1   

Hors de l'Eglise il n'y a pas de salut. Il est nécessaire d'être catholique romain pour être agréable à Dieu et éventuellement sauvé. Seul le respect intégral de la Tradition préserve la vraie piété et les moeurs catholiques.

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96757066 oPour contacter le webmaistre et recteur de la Mission Sainte-Agnès, vous pouvez écrire à l'adresse suivante :

 

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Ce lieu de culte étant privé, on est prié de s’annoncer en téléphonant ou écrivant à l’Abbé.

   

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Lieutenant de Jésus-Christ, exerçant le pouvoir par participation au Glaive temporel du Souverain Pontife, Roi des rois.

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