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Du bon usage de l’internet en général

et de ce site en particulier.

 

 

L’internet est un réseau largement publique, où tout un chacun peut « poster » ce qu’il veut à propos de tout et n’importe quoi, du moins jusqu’à certaines limites.

 

Aussi est-il important de comprendre que l’internet est, au mieux une encyclopédie aux multiples articles de qualité très inégale, et au pire une décharge, un égout collecteur de tout ce que l’être humain peut sécréter tant par le cerveau que par d’autres organes ou facultés.

La via media serait de considérer l’internet comme une vaste brocante où s’amoncellent une masse d’éléments et d’informations d’origine plus ou moins vérifiables, d’ordre matériel ou spirituel, naturel ou surnaturel, orthodoxe ou hérétique, divin, humain ou diabolique, publique ou privé, etc., qu’il faut manipuler avec une prudence extrême.  décharge

On doit s’aventurer sur la « toile » comme on le ferait dans une décharge

 

On doit s’aventurer sur la « toile » comme on le ferait dans une décharge, c’est-à-dire muni de la plus grande réserve a priori, surtout si l’on y est en quête quelque chose de précis.

 

Car on ne consulte pas l’internet, on l’utilise. En aucun cas l’internet est-il un oracle, qui apporte « en deux clics » la réponse à toute question qu’on inscrit dans la « barre de recherche », en la réduisant à ses « mots-clés ». Or, faut-il le dire ? trop nombreux sont ceux qui se contentent de confectionner une opinion grâce à la liste des résultats fournie immédiatement après avoir pressé la touche « entrée ».

 

Que cela soit le fait des modernes, complètement livrés à l’anarchie de la raison devenue folle, au mental déformé par l’éducation des sans-Dieu, ce n’est hélas guère étonnant. Mais que des catholiques agissent de la sorte, cela dépasse l’entendement.

 

Comme d’autres choses ici-bas, l’internet est un miroir psychique, ce qui n’est d’ailleurs pas un mystère. A moins de l’employer avec de saines dispositions et les précautions a priori que nous avons évoquées, il est inévitable que la subjectivité de celui qui l’emploie finisse par se retrouver dans les « résultats de la recherche » effectués.

 

Nous n’épiloguerons pas sur la fascination exercée par ce qui est écrit, lointain dérivé du nécessaire respect que l’on doit à la Sainte Ecriture. De nos jours, l’internet semble être, du moins dans le domaine de la libre circulation des idées, l’instrument par excellence de la réalisation du projet démocratique, demeuré jusqu’à présent largement utopique.

 

Aussi le catholique, connaissant l’enseignement délivré à ce propos par le Magistère, spécialement au XIXème siècle, devra-t-il résister à la tentation de corréler l’autorité d’une assertion à sa publicité, à son caractère publique. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’une chose figure sur l’internet qu’il faut la considérer comme vraie. Encore faut-il en être certain, et la certitude s’acquiert par l’objectivité et la rationalité de l’enquête.

 

Une telle assertion, qui relève de l’évidence, est capitale. Dans bien des cas, le contenu de l’internet n’est que de l’opinion privée rendue accessible à n’importe qui. On comprend donc qu’il donne à tout un chacun le moyen de réaliser sa « volonté de puissance » à la mesure de ses fantaisies, de son ignorance ou de sa méchanceté…

 

Moyennant quelques dizaines d’euros par an, la possession d’un « site web » donne à n’importe quel individu, que sa médiocrité rend invisible aux yeux de ses semblables dans la « vraie vie », l’impression d’un pouvoir illimité sur la « toile ».

 

Chaque « post » qu’il y met est virtuellement une encyclique, puisqu’il peut techniquement être lu par les milliards d’utilisateurs de l’internet ! On comprend que la publicité jointe à l’insignifiance, surtout lorsque celle-ci se double de la rage d’être méconnu, confère à n’importe quel individu une formidable puissance de nuisance, d’autant plus assurée d’atteindre son objectif qu’il s’adresse à d’autres individus tout aussi ineptes que lui…

  calomnie

Allégorie de la calomnie

 

La religion catholique possède une doctrine morale bien précise, qui règle les conditions de ce dernier cas de figure. Elle nous apprend que ce qu’elle nomme les péchés de la langue (qui sont par extension aussi ceux de la plume ou du clavier) sont d’ordre mortel, qu’ils font perdre la grâce sanctifiante, de sorte que l’âme, privée de la vie divine, est morte et engagée sur la voie de la perdition éternelle. Qu’il s’agisse de diffamation, de médisance, de calomnie, de jugement, de soupçons téméraires ou de mensonge, la sentence est la même (cf. plus bas l’extrait du Catéchisme).

 

On peut bien s’efforcer de mener une vie toute réglée et apparemment vertueuse ; mais si l’on relaie telle ou telle fausse information (glanée sur l’internet, ou ailleurs), on se charge d’un péché mortel, qui rend nulles, vaines et non-méritoires les bonnes actions que l’on ferait par ailleurs.

 

On n’y pense pas souvent, mais cela est très réel ; et, quoique ce péché puisse nous paraître anodin, puisqu’il semble n’avoir aucune incidence non seulement sur notre propre existence, mais encore sur ceux qui sont l’objet de nos propos – et qui ne le sauront jamais (croit-on…), il provoque immanquablement le courroux divin.

 

A propos des Chanoines réguliers de S.-Augustin

 

D’autre part, en ce qui concerne les réalités humaines, et spécialement celles de communautés religieuses, l’internet n’est jamais qu’une vitrine, qu’un bulletin, qui laisse passer à l’extérieur certaines activités qui se déroulent à l’intérieur, afin d’en signaler la simple existence.

 

On peut bien, par exemple, annoncer qu’une messe aura lieu, mais pour y participer, il faut s’y rendre physiquement. Suivre la messe sur le « net », au moyen d’une caméra qui diffuse les images en direct peut fort bien être une source indéniable de consolation pour ceux qui n’ont pas le privilège de pouvoir s’y rendre à cause de la distance ; mais, alors même qu’on y communierait par le désir (ce qui est plus difficile qu’on ne le croit), cela ne remplacerait pas l’assistance corporelle, qui seule permet la communion au sens propre et intégral du terme.

 

« Vivre » sur l’internet, y déverser quantité d’informations en tout genre, se croire obligé de maintenir au courant un aréopage indéfini mais qu’on suppose nécessairement en haleine, par-delà l’intérêt documentaire que cela peut représenter pour d’éventuels historiens ou chroniqueurs, relève surtout de ce que saint Jean désigne par l’expression « l’orgueil de la vie ».

 

Notre Communauté n’estime ni utile ni nécessaire de se livrer à un tel déballage ; en revanche, reprenant à notre compte les paroles divines du Maître, à ceux qui voudraient connaître la religion catholique afin de l’embrasser et d’être éventuellement sauvés de la Colère à venir par la fréquentation des Sacrements, et l’usage ordonné des moyens de salut que l’Eglise fournira jusqu’à la fin des temps, nous disons : « Venez et voyez » (Ev. Selon S. Jean, I, 39).

 

Il est étonnant de constater que, en dépit du bon sens, les curieux préfèrent interroger sur leur prochain de préférence ceux qui sont incapables de leur fournir une réponse certaine. Plus étrange encore ce cas de figure, où l’on a pris la peine d’interroger la bonne source, pour ensuite continuer à répandre mensonges et calomnies, comme si de rien n’était.

 

L’internet se caractérise par la possibilité de l’anonymat pour ses utilisateurs, dont une écrasante majorité ne se fait pas un scrupule d’employer. Aussi les curieux n’ont-ils aucune excuse pour ne pas saisir cette opportunité et s’enquérir directement auprès des Chanoines réguliers de S.-Augustin de tout ce qu’ils voudraient savoir.

 

Pour les utilisateurs de l’internet qui ont des yeux mais qui ne savent guère en faire un usage approprié, c’est-à-dire qui posent des questions auxquelles il est déjà clairement répondu sur le site, nous rappellerons que nous sommes une communauté de prêtres catholiques sédévacantistes, régis par la Règle de notre Père saint Augustin. Nos prêtres sont sous l’obédience de Monseigneur Michael French, évêque catholique-romain résidant au Royaume-Uni.

 

Nos Ordres sacrés viennent de l’Eglise catholique romaine, transmis par le Rituel du Pontificale romanum traditionnel. L’histoire de notre Lignée apostolique est résumée ici.

 

Nous professons la Foi catholique orthodoxe, célébrons la Liturgie selon les décrets du saint Concile de Trente en suivant l’Ordo traditionnel, et pratiquons la discipline ecclésiastique conformément au Code de Droit canon de 1917.

 

Ce que l’on désigne par l’expression de « concile Vatican II » ayant de toute évidence été une apostasie de la Tradition, l’église qui en a résulté ne peut être considérée comme l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Aussi nous lui sommes indifférents, comme nous sommes indifférents envers les églises luthériennes, calvinistes, néo-gallicanes, anglicanes et les autres fausses religions.

 

Notre fidélité au Saint-Siège, c’est-à-dire au Souverain Pontife, successeur de saint Pierre, Vicaire de N.-S. Jésus-Christ, garant indéfectible de la Foi catholique, est indéfectible. « Ce charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible a été accordé par Dieu à Pierre et à ses successeurs en cette chaire, afin qu’ils remplissent leur haute charge pour le salut de tous, afin que le troupeau universel du Christ, écarté des nourritures empoisonnées de l’erreur, soit nourri de la doctrine céleste, afin que, toute occasion de schisme étant supprimée, l’Eglise soit conservée tout entière dans l’unité, et qu’établie sur son fondement elle tienne ferme contre les portes de l’enfer. » (Ier Concile du Vatican, constitution dogmatique Pastor æternus, in Denzinger 2001 n° 3071)

 

Le Saint-Sacrifice de la Messe est offert pur de toute union au personnage qui occupe actuellement le site de la Chaire de saint Pierre, en la profanant et l’usurpant, ce qui la laisse totalement vacante et souillée – une situation terrible mais prédite par dès les temps de l’ancienne Alliance par le prophète Daniel (Dn VIII, 11), et annoncée par Notre-Seigneur Jésus-Christ comme étant l’abomination de la désolation (S. Matth. XXIV, 15).

 

En effet, enseigne S. Cyprien de Carthage, « adhérer à un faux évêque de Rome, c’est être en dehors de la communion de l’Eglise. »

 

Cette position est sans équivoque.

 

tiare

* * * * * * *

 

Extrait du

Grand catéchisme de saint Pie X,

Le huitième commandement :

« Tu ne diras pas de faux témoignage. »

(III partie, ch. 3, § 5.)


450. Que nous défend le huitième commandement: «Tu ne diras pas de faux témoignage»?
Le huitième commandement: «Tu ne diras pas de faux témoignage» nous défend de déposer faussement en justice. Il nous défend encore la diffamation ou médisance, la calomnie, la flatterie, le jugement et le soupçon téméraire et toute sorte de mensonge.

451. Qu’est-ce que la diffamation ou médisance?
La diffamation ou médisance est un péché qui consiste à manifester sans un juste motif les péchés et les défauts d’autrui.

452. Qu’est-ce que la calomnie?
La calomnie est un péché qui consiste à attribuer méchamment au prochain des fautes et des défauts qu’il n’a pas.

453. Qu’est-ce que la flatterie?
La flatterie est un péché qui consiste à tromper quelqu’un en disant faussement du bien de lui ou d’un autre, dans le but d’en retirer quelque avantage.

454. Qu’est-ce que le jugement ou soupçon téméraire?
Le jugement ou le soupçon téméraire est un péché qui consiste à mal juger ou à soupçonner de mal le prochain sans un juste motif.

455. Qu’est-ce que le mensonge?
Le mensonge est un péché qui consiste à affirmer comme vrai ou comme faux, par des paroles ou par des actes, ce qu’on ne croit pas tel.

456. De combien d’espèces est le mensonge?
Le mensonge est de trois espèces: le mensonge joyeux, le mensonge officieux et le mensonge pernicieux.

457. Qu’est-ce que le mensonge joyeux?
Le mensonge joyeux est celui dans lequel on ment par pure plaisanterie et sans faire tort à personne.

458. Qu’est-ce que le mensonge officieux?
Le mensonge officieux est l’affirmation d’une chose fausse pour sa propre utilité ou celle d’un autre, mais sans qu’il y ait de préjudice pour personne.

459. Qu’est-ce que le mensonge pernicieux?
Le mensonge pernicieux est l’affirmation d’une chose fausse qui fait tort au prochain.

460. N’est-il jamais permis de mentir?
Il n’est jamais permis de mentir ni par plaisanterie, ni pour son propre avantage ni pour celui d’autrui, car c’est une chose mauvaise par elle-même.

461. Quel péché est le mensonge?
Quand le mensonge est joyeux ou officieux, c’est un péché véniel; mais s’il est pernicieux, c’est un péché mortel si le préjudice causé est grave.

462. Est-il toujours nécessaire de dire tout ce qu’on pense?
Non, cela n’est pas toujours nécessaire, surtout quand celui qui vous interroge n’a pas le droit de savoir ce qu’il demande.

463. Pour celui qui a péché contre le huitième commandement suffit-il qu’il s’en confesse?
Pour celui qui a péché contre le huitième commandement, il ne suffit pas qu’il s’en confesse; il est obligé de rétracter ce qu’il a dit de calomnieux contre le prochain, et de réparer du mieux qu’il le peut les dommages qu’il lui a causés.

464. Que nous ordonne le huitième commandement?
Le huitième commandement nous ordonne de dire quand il le faut la vérité, et d’interpréter en bien, autant que nous le pouvons, les actions de notre prochain.

 

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Blason épiscopal de S. E. Mgr Michael French, crsa

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Qui sommes-nous ?

JesuMariaNous sommes une communauté de prêtres catholiques sédévacantistes, Chanoines réguliers de Saint-Augustin, sous l'obédience de Monseigneur Michael French (Royaume-Uni). Nos Ordres sacrés viennent de l'Eglise catholique romaine, transmis par le Rituel du Pontificale romanum traditionnel.

Nous professons la Foi catholique orthodoxe, célébrons la Liturgie selon les décrets du saint Concile de Trente en suivant l'Ordo traditionnel, et pratiquons la discipline ecclésiastique conformément au Code de Droit canon de 1917.

 

Mgr French-copie-1   

Hors de l'Eglise il n'y a pas de salut. Il est nécessaire d'être catholique romain pour être agréable à Dieu et éventuellement sauvé. Seul le respect intégral de la Tradition préserve la vraie piété et les moeurs catholiques.

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